‹ Histoire de saint Ambroise (volume 3)Chapitre 78 sur 123 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

AMBROISE DEVA^"Ï LÉ TYRAN EUGENE SA RETRAITE A BOLOGNE, A FLORENCE. SES MIRACLES

Eugène est fait empereur par Arbogast. — Les espérances du paganisme, douleur d'Ambroise. — Sa lettre à Eugène: ses fières remontrances.

Ambroise à Bologne. — La famille, des Eusèbes. — Son tendre amour pour les enfants. — Il découvre les corps des saints Vital et Agricole. — Dédicace de la basilique et discours d'Ambroise.

Anâbroise à Florence. — La sainte veuve Julienne et ses enfants. — Ambroise consacre une église ; son discours. — Il ressuscite le jeune Pansophius. — Rencontre d'Ambroise et de saint Paulin à Florence. -^ Lettre d'Ambroise; il asjàre à la solitude.

Eugène à Milan. — Il est vaincu à Aquilée par Théodose et mis à mort.

Ce qu'Ambroise avait pleuré, plus que tout le reste, sur la tombe de Valentinien , c'étaient les espérances que l'Église catholique avait conçues de son règne. « L'Église pleure son enfant, s'écriait le pontife, et les larmes coulent de ses yeux. 0 Église de Dieu ! une de tes joues fut frappée quand tu perdis Gratien; l'autre a été meurtrie lorsque Valentinien t'a été enlevé. C'est toi qui as souffert le plus dans nos douleurs, et voilà pourquoi les larmes baignent ton visage , comme un torrent amer '. »

On comprit ces regrets quand on connut le nouvel em-

1 Flet Ecclesia pignus suum. Percussa eras, Ecclesia, in maxilla tua, cum amitteres Gratianum ; prœbuisti et altcram quando tibi Valentinianus ereptus est. {DeObilu V<i,lrnlin.,\\. 6.)

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