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moire ou par des notes incomplètes tout ce qui s'était dit en classe. Aussi maints professeur^ finirent-ils, en dépit du serment, par dicter les points principaux de leur enseignement de chaque jour. Cela ayant élé autorisé en principe par le cardinal d'Estouteville, lorsqu'il réforma l'Cniversilé en 1452, le règlement exécutif se fit attendre encore quarante ans. On convint en 1491 que la petite classe du matin serait consacrée à la dictée'. Ces dictées étaient encore si peu de chose en I 502, que la ration de papier assignée à chaque élève pour les recueillir était seulement de trois feuilles par semaine ^
Les exercices pour apprendre étaient la réparation et la dispute. Par la réparation les écoliers se recordaient mutuellement l'objet de la leçon exposée , jusqu'à ce qu'ils fussent en état de la répéter tous à peu près dans les mêmes termes ^ Par la dispute ils argumentaient deux à deux, se partageant les rôles et prenant l'un le pour, l'autre le contre des questions qu'avait posées le maître. Un élève de classe supérieure était présent pour redresser les erreurs résultant de la leçon mal comprise, pour empêcher la dispute de dégénérer en arguties ou en querelle, pour noter les paresseux qui se seraient refusés à prendre leur tour de parole.
La dispute était le moyen d'instruction le plus efficace qu'on connut. Aussi, à mesure qu'on avançait, pienait-elle une place plus grande dans les éludes. On disputait un mois entier pour se préparer à la bache-
i. Duboulay, Hist. Univ., t. V, p. 808.