‹ Histoire de Saint-Barbe (volume 2)Chapitre 61 sur 147 · U4 HISTOIRE · texte numérisé non relu

U4 HISTOIRE

fut comme enclavée dans Montaigu, l'ayant à la fois devant elle et sur l'un de ses flancs.

Grande mortification pour elle quand elle se sentit pressée de la sorte par les progrès incessants de son voisin. La guerre aurait certainement éclaté dès le premier jour, sans les précautions de Standonck pour fonder une amitié durable entre les deux établissements. Ce docteur, en effet, n'aurait voulu pour rien au monde que son succès devînt une occasion de scandale. 11 entendait faire du nouveau en respectant tous les intérêts, en ménageant toutes les susceptibilités. Notre collège fut le modèle qu'il proposa sans cesse à ses élèves: il copia ses règlements d'études*, il accueillit sa doctrine philosophique et favorisa l'échange des professeurs entre les deux maisons; il trouva même bon que de l'une à l'autre on suivit certains exercices qui sortaient de l'ordinaire, à ce point que la règle des pauvres leur permettait de fiéquenter Sainte-Barbe et d'y aller, avec la permission du supérieur, sans leur capette, comme s'ils eussent été chez eux^

Mais ces rapports de bon voisinage allèrent s'afFaiblissant après la mort de Jean Standonck. L'enivrement de la propriété dissipa, du côté de Montaigu, la mémoire de ce qu'on devait à Sainte-Barbe ; on affecta la souveraineté de la rue Saint-Symphorien, que la ville avait permis de fermer par une barrière à i'en-

i. <£ Et a prins ledict collège de Montaigu tout son exercice et fondement dudict collège de Sainte-Barbe. » Procès-verbal d'une visite judiciaire en 4559, Archives de l'empire, S. 6516 j liasse H.

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