‹ Histoire de Saint-Barbe (volume 2)Chapitre 67 sur 147 · Quid inter Lodoicum Strcbxum et Joachimum Per ionium non · texte numérisé non relu

Quid inter Lodoicum Strcbxum et Joachimum Per ionium non

iin livre excellent de Tait de bien dire, avec des commentaires sur les traités oratoires de Cicéron, C'est de lui que découla le beau latin des Gouvéa et de plusieurs autres dont il sera parlé ci-après. 11 était de tout point l'orateur qu'on a défini vir prohus dicendi peritus. Antoine Pin disait de lui : « Je lui dois la provision de savoir que j'emporte dans le monde, et je lui dois encore le fondement de ce que je possède en moi de moralité '. »

Lorsqu'il eut manqué la place du collège de France, le cardinal Leveneur, évêque de Lisieux, l'enleva à Sainte-Barbe pour 1 installer auprès de lui dans son palais et se délecter à sa conversation, dont le charme était sans égal'. Ayant perdu bientôt ce généreux protecteur, l'ambition de donner au public une traduction complète d'Aristote le détourna du service actif de l'enseignement; mais après le troisième volume, il se trouva ruiné au point d'être obligé de se mettre correcteur d'imprimerie pour vivre. La misère et le chagrin de sentir qu'il perdait la vue abrégèrent ses jours. Sainte-Marthe a noté comme un opprobre pour son siècle d'avoir laissé s'éteindre dans lobscurité un esprit qui en faisait l'ornement ^

cnnveniat in politicôn Arislotelis inlcrpretatinne , dans l'avis au lecteur, Paris, Vascosan, lo43.

1 . « In cujus disciplinaiii cum ipse me dedisseui, ille et mores collocasset in tuto, et solidae eruditionis yiatico niuniisset. » Epître à Jacques de Gouvéa , en tète du commentaire sur le troisième livre de Quintilien.

2. Lcodegarii a Qucrcu oratiuncula Lutetix habita in Atheneo harharano , 1557.

Page 1