‹ Histoire de Saint-Barbe (volume 2)Chapitre 82 sur 147 · Orlandini, Hist. soc. Jcsu, 1. I, n · texte numérisé non relu

Orlandini, Hist. soc. Jcsu, 1. I, n

vainement en quoi cela consistait. C'était sans doute quelque divertissement payé par le candidat à ses condisciples. Ce qu'il y a de certain, c'est que pour prendre la pierre il en coûtait un écu d'or, et qu'Ignace hésita longtemps avant de s'y décider. Il fit part de ses scrupules à maitre Jean Penna, qui le persuada de se conformer à l'usage •. Il prit donc la pierre, et en fut blâmé par ceux dont les yeux étaient continuellement braqués sur sa conduite. Probablement il aurait été blâmé de même s'il se fût refusé à faire comme les autres.

La licence lui fut conférée par le chancelier de Sainte-Geneviève, le 13 mars 1533, à la suite d'examens qui ne durent pas être brillants, car il fut placé seulement le trentième sur la liste des candidats reçus ^ Il obtint, l'année suivante, son diplôme de maître es arts. Cette pièce est conservée à Rome. V oici en quels termes elle est conçue :

« A tous ceux qui les présentes lettres verront, le recteur et l'Université de Paris, salut en Celui qui est le vrai salut de tous. Comme tous ceux qui professent la foi catholique sont astreints, tant par l'équité naturelle que par les préceptes de la loi divine, à rendre témoignage en faveur de la vérité, il convient d'autant plusaux gens d'église, professeurs des diverses sciences, qui recherchent la vérité en toute chose et en icelle instruisent et forment les autres, de ne dévier ni par préférence ni par faveur, ni par quelque motif que ce soit, du droit chemin de la vérité et de la raison.

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