‹ Histoire de Saint-Barbe (volume 2)Chapitre 98 sur 147 · Essais,!. I, ch. xxv · texte numérisé non relu

Essais,!. I, ch. xxv

daju\ \esprimani et les philosophes. Comme le cours de mathématiques durait deux ans, il résultait de cette obligation que, lorsqu'on allait jusqu'au bout de ses études, on l'avait entendu deux fois. Quant à celui de grec, le professeur, à cause de la composition de son auditoire, le recommençait tous les ans, de sorte qu'on avait les oreilles rebattues cinq ans de suite des mêmes choses. D'ailleurs , aucun travail effectif n'étant exigé, le résultat de ces leçons était pour le plus grand nombre d'avoir à confesser au sortir du collège, que « du grec ils n'avaient quasi du tout point d'intelligence. » C'est l'aveu qu'a fait Montaigne', après avoir reçu ce défectueux enseignement ; mais la méthode parisienne était telle , et si fort enracinée dans les meilleurs esprits, que, jusqu'à la fin du siècle, il fut impossible d'y rien changer , même après que Ramus, en mettant l'étude du grec sur le même pied que celle du latin au collège de Presles, eût fait l'expérience la plus heureuse et la plus décisive \

Le cinquième cours public institué au collège de Guyenne consistait en une leçon de théologie , qui avait lieu le premier dimanche de chaque mois. Ce fut une fondation due « au tant bon, tant vertueux, tant docte et équitable président Briand de Vallée, seigneur du Douhet^, » lorsqu'il n'était que conseiller au parlement de Bordeaux.

L'ordre des études, établi comme on vient de le

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