Le 20 août
quelqu'un à un autre lieu, non plus que sa droiture n'aurait favorisé l'usurpation dans un cas de concurrence. Il déguisa sous l'apparence de la mauvaise humeur l'acte de justice qu'il arracha à ses collègues de la Commission ; il dicta dans le style bourru , dont il était coutumier, la réponse à la lettre de M. Adam.
La teneur consiste en deux points dont voici la substance :
La Commission n'a point autorisé M. l'abbé Cottret à dénommer son établissement Nouvelle maison de Sainte-Barbe, et elle lui mande de se restreindre au titre d'Institution de F Université.
La Commission vous fait observer aussi que votre établissement ne peut pas être désigné sous la simple dénomination de Maison de Sainte- Barbe. Ces mots, Maison de Sainte-Barbe , ne sont pour vous qu'une désignation de domicile , et non une qualification de l'école. Vous pouvez les ajouter , non pas les substituer à votre titre d'Institution de l'Université *.
M. de Lanneau n'en demandait pas davantage. Il savait la condition de son établissement dans l'Université : on la lui avait déjà rappelée plusieurs fois ; mais il n'était pas en son pouvoir de changer les habitudes du public, qui depuis vingt ans appelait sa maison Sainte-Barbe tout court, ou même Collège Sainte- Barbe , et , en supposant qu'on eût trouvé un moyen de répression contre ceux qui s'exprimaient de la sorte , la plupart des universitaires, et probablement Royer-Collard lui-même, l'auraient encourue les premiers.