Délibération du 28 novembre 48ol
par quoi pendant les siècles de barbarie, devint, à l'origine de la féodalité, l'un des repaires qu'avaient disposés pour leurs déprédations les barons, de Châteaufort, véritables tyrans de la campagne au sud de Paris, Des Châteaufort, le manoir passa aux seigneurs de Marly. En 1286, l'un de ces derniers le donna par testament à l'abbaye de Sainte-Geneviève, avec la plus grande partie des terres du village. L'abbaye, depuis le seizième siècle , se vit forcée d'aliéner pièce par pièce ce magnifique domaine. Le château sortit de ses mains en 1640. 11 fut acheté par un conseiller au parlement de Metz , puis passa successivement à des gens riches de toute condition. L'abbé Le Beuf, dans son Histoire du diocèse de Paris\ nomme en dernier lieu M. Brochand, fournisseur de la maison du Roi (1754), qui pourrait bien être celui par les soins de qui fut reconstruit l'édifice actuel. La tradition du pays fait honneur de cet ouvrage aux écus de M* Boulard, notaire au Châtelet de Paris, qui vint après les Brochand; mais l'acquisition de la propriété par Boulard date seulement de 1 778, et le style du château est celui de toutes les maisons de plaisance bâties en plein règne de "Louis XV.
Notons en passant que le nom de Boulard fit du bruit dans l'ancienne Université. Le fils Boulard, condisciple des barbistes au Plessis, remporta en 1 770 le prix d'honneur et deux autres premiers prix au grand concours, iergemi/iis disiinctus honoribus. Il succéda à son père dans le notariat, et fut l'un des fameux bibliomanes de notre siècle.