XXIV INTRODUCTION
comme possesseurs de fiefs soumis au droit de régale, à des corvées, au service personnel de rarrière-ban( i)?. Jouissant des bénéfices de l'Empire, ils devaient naturellement en supporter les charges. Et n'avons-nous pas vu, dans toutes les pages de l'histoire, que cette position de princes de l'Empire rendit souvent les chefs d'abbaye l'objet de la convoitise des seigneurs séculiers, qu'elle força les cloîtres et les couvents à chercher un abii contie la persécution, chez des seigneurs laïques qui leur enlevaient alors la meilleure partie de leurs possessions , les écrasaient de garnisons, et faisaient peser un joug de fer sur leurs vassaux (2) ?
Causes funestes à la considération de l'Eglise , et qui contribuèrent à la saper jusque dans ses fondements! Comment, aussi, l'évêque et l'abbé, tenus d'assister à des diètes nombreuses, de soutenir, les armes à la main, les contestations de l'Empire, de séjouiner à
(i) Les seigneurs ecclésiastiques marchaient dans toutes les grandes occasions; vovez notre traduction de l'Histoire d'Innocent III, par Hurter. Tom. II, p. 641.
(2) Consultez Hiillmann , Geschichte des Ursprunges der Deutschen Stàiide. — Gerolius von Meigensperg, de ïîldificiis Uei.