INTRODUCTION. XX!!J
palenieiiL à la seconde. Saillante, pleine de vie el de mouveiuent , elle a, a\ec notre époque, plus d'un trait d'analogie, et lenferme les plus hauts enseignements. Elle raconte, de i i4o h 1 145, les débats contre les hérétiques, et elle vit enfanter le livre de la ConsicU'ration , ouvrage conçu et mûri, sans doute, pendant le schisme que fit naître à Rome l'ambition du pape Anaclet. Nous savons la part que saint Bernard prit, loi'sde ce schisme, aux affaires publiques; son vaste esprit d'observation dut lui faire comprendre alors , plus fortement que jamais, que, poui- triompher des ennemis de Sion, il fallait dire avec l'apôtie : Que votre argent périsse avec vous (1) ! il dut comprendre que la richesse des églises, déviation des principes de Jésus-Christ, était une charge matérielle qui écrasait l'esprit. Instituées pour prêcher l'Évangile,pour cultiver l'esprit et le cœurdes hommes, les églises n'auraient pas dû peidre de vue qu'elles ne pouvaient gagnera aspirera la possession foncière ou à la position de princes de l'Empire. En effet, la conséquence immédiate de cette position n'était-elle point d'obliger les évéques,
(i) Art. VIII, V. 10.