INTRODUCTION. XXIX
voir mù par les mêmes idées que celles qui le portèrent à s'élever contre riiérésie.Celie-là laissait aussi à résoudre une question immense. S'il se souvient, dans celte circonstance, que c'était de l'Église d'Orient que toutes les joies de nos âmes étaient découlées, que c'était elle (jiii avait versé sur nos lèvres le lait de la foi, et qui nous avait abreuvés des dogmes du saint Évangile (i), il nous montre cependant aussi l'homme politique dans ce grand acte. Il ne s'agissait pas seulement, en effet, dans cette grande émigration, de l'enthousiasme de (piel- <|ues guerriers pour la conservation de la ville de Salem, où les descendants de Sem, de Cham et de Japhet étaient venus, tour à tour, mêler leurs cendres à celles des fils de Lamech. 11 ne s'agissait pas uniquement d'enlever au culte des genlilsia terre illustrée parla venueduCréateur, sanctifiée par ses paroles, consacrée par sa passion , rachetée par sa mort, et ennoblie par sa tombe; il s'agissait de repousser l'Orient prêta envahir l'Occident, de délivrer le monde chrétien du torrent impétueux dont la race turque le me-
(i) Second discours prononce par Urbain II, m faveur de la croisade, au concile de Clermout. Guill. de Mahues* bury. DeJReb. Ang. liv, IV , eh. 2.