XIV INTRODUCTION
J'homiiie pour ses semblables, sentiment snl)lime que le christianisme enseigna dans les retraites les plus profondes , aux applaudissements de l'univers étonné, dont il lui procura la conquête. Il aspire à ce sentiment , qui se pose comme l'adversaire de l'égoïsme, ou de l'amour du moi qui voudrait renfermer dans des mains avares, pour le refuser à la terre, tout le bonheur du genre humain ; il aspire à la charité, qui a fait dire avec tant d'éloquence à saint Paul :
« Mes frères, quand je parlerais le langage « de tous les hommes , et des anges même, si «je n'avais pas la charité, je ne serais que « comme un airain sonore et une cymbale le- « tentissante. Quand j'aurais le don de la pro- « phétie, que je pénétrerais tous les mystères, « et que j'aurais une parfaite science de toutes « choses; quand j'aurais toute la foi possible , « une foi capable de transporter les montagnes, « si je n'avais pas la charité, je ne serais rien. « Et quand j'aurais distribué tout mon bien « aux pauvres , et que j'aurais livré mon corps « pour être brûlé, si je n'avais pas la charité, ic tout cela ne me servirait de rien. »
Telles sont les aspirations de notre époque,