TEMOIGNAGE DES SOUVERAINS POMIFES
Innocent 7/(ann. 1 140), dans son épître à saint Bernard, s'eiprime en ce» termes : o La ferme et inébranlable constance avec lacjuelic vous avez entrepris de défendre la cause de saiiit Pierre et de notre sainte mère l'Eglise romaine , durant le schisme de Pierre «le Léon , vous posant comme un nui» devant la maison de Dieu , a ramené à l'unité de l'Eglise catholique les esprit* des roi» et des princes et une multitude d'autres personnes, tant ecclésiastiques que séculières; et les efforts que vous avez fait» pour prêcher l'obéissance
* 'Nous le remplaçons ici par un dessin au trait , exécuté de grandeur naturelle. — 2 Voy. Mabillon , in Une op. S. Bern., et UenriijiHei, Mciiolog. Cisicr».
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qnî est lîiie à suint Pierre et à nous, se sont justifiés par la grande utilité qui en est résultée pour l'EjUse , etc. , etc. »
Alexandre ///(anri. 1 170), ainsi que nous l'avons vu dans les actes de caronisation, déclare que le saint abbé ne renfermait pas seulement en lui-même le trésor d'une éniinente sainteté; niais que la lumière de sa foiet de sa doctrine écliiira rE;;!i«e universelle.
Pie F (ann. 1570) indique, parmi les moyens les plus capables de réformer l'ordre de Cîteaus , la lecture des ouvragf s de saint Bernard. (Voyez sa bulle Ex iimutiieris, elc). li recommande aux moines la méditation de ces ouvrages, après celle de l'Ecriture saiisle et du catéchisme du Concile de Trente.
Grégoiro XIV (ami. 1590) , au rapport de- son historien , Cicarclla , méditait tous les matins pendant une heure les suaves écrits do saint Bernard , notant avec soin les passages qui lui faisaient le plus d'impression pour les relire encore.
TÉMOIGKAGES DES CARBl^fAUX ET DOCTEURS Î>K l'ÉGLISE.
Jacques de Vitro (ann« 1230), évêque de Tusculanunî, et cardinal légat du Saint-Siège (lib. de Histoiia Occident., cap. 14) dit, en parlant de Clairvaux : Dès le commencement le Seigneur a donné à cette nouvelle plantation un cultivateur habile , un homme prudent et saint, selon le cojiir de Dieu... Véritable perle de la religitm , flambeau de l'ordre monacal, étoile c[ui brille au firmament, échiire l'Eglise de Dieu. 11 a reçu l'intelligence sublime des Ecritures, non d'un homme, mais de Dieu même , puisant les eaux célestes sur la poitrine du Seigneur, comme à leur source, pour les répandre sur toutes les régions de la terre. »
Saint Boiiatnnltiro , cardinal, évêque d'Albe (ann. 1260), dans ses méditations sur la vie de Jésus-Christ, ci'.c à chaque instant les paroles de saint Bernard ; et à ce sujet il dit au chap. 33 : « Les paroles cjue vous venez d'entendre sont Cftîiîs d'un grand coiitemplateur; elles sont émanées du cœur de saint Bernard. Méditcz-lcs , si vous voulez les goûter; elles sont non-seulement spirituelles et cordiales, mais encore plein(;s de beautés et de force pour nous exciter au service de Dieu. Car Bernard est l'homme que je propose à votre imitation : il est doué de la plus sublime éloquence ; son esprit est orné de science et de sainteté. C'est pourquoi il faut vous exercer à mettre en pratique ses avis et ses paroles , etc. n
Saint Thomas d'j^Jqiiln (ann. 1260) s'exprime en ces termes dans son sermon sur saint Bernard : » Sa boucbp a été un vase précieux , une bouche d'or... lia enivré le monde entier du vin de sa donceiu'... Je compare saint l?ernard à un vase d'or à cause de la sainteté de sa volonté ; je le compare à une multitude de perles à cause de la multiplicité de ses vertus; je le compare à un vase précieux à cause de sa chaste virginité... Il était orné des neuf pierres précieuses dont parle le prophète Ezéchicl. Ces pierres signifient les neuf chœurs d'atiges; car, en effet, saint Bernard possédait les vertus et remplissait les offices de tous ces célestes chœurs... »
Auguste Valére, cardinal, évêque de Vérone (ann. 1580), dit que dans les livres de saint Bernard se trouve une certaine suavité tellement admirable qu'on ne saurait les lire sans en retirer les plus pures jouissances de l'àmc. ( Voy. lib de Rhet. eccles., cap. 41).
Le cardinal Baronius (ann. 1600) donne à saint Bernard les titres les plus magnifiques. Il l'appelle la trompette du ciel , le nouvel Elie. L'abbé de Clair
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faux , dit-il , iliins ses Annales , fut im hoinmo vraiment apostolique, ou plutôt, uu vrai apôtre cnvoyô de Dieu , puissant eu œuvres et en parules , nianiiestaiit partout et eu tous la lumière de son apostolat par des miracles tels (|u'on ne saurait le mettre au-dessous des plus grands apôtres. Aussi peut-on l'iippelcr rorneniciit et la splendeur de toute l'Eglise, surtout de l'Eglise gallicane dont il a été l'iunineur et la gloire...
Le cardinal Bellaniiin (ann. 1620) déclare que le saint abbé de Clairvaux n'est pas moins illustre par l'éclat de ses miracles que par la splendeur de sa sagesse. Il a fait plus de miracles , dit-il , qu'aucun saint dont lu ■vie a été écrite. (Voy. Controv., tom. II, lib. IV).