V. Oltrocchi, p
Oopagc à iRomc. 249
« Je suis arrivé ce soir au bourg de Saint-Laurent : une erreur de nos conducteurs nous a fait tromper de route, je n'ai pu visiter Notre-Dame de la Quercia, selon mon grand désir. Cependant je suis entré dans votre villa de Bagnaia où les vôtres m'ont reçu avec beaucoup de politesse. Le jour précédent, j'avais vu Caprarola du cardinal Farnèse. Partout, j'ai vu un luxe immense et des dépenses superflues. Dans l'une de ces villas, surtout, il y a beaucoup de volières et des étangs construits avec splendeur; bien plus, il y a des cabanes destinées à des chèvres sauvages, à des daims et à d'autres animaux exotiques. J'ai été très étonné de ne point trouver, parmi tant de commodes demeures destinées à des animaux, un lieu de refuge, ou au moins une place, pour y recevoir ces malheureux catholiques hongrois, allemands et spécialement les flamands qui arrivent dans nos pays, chassés de leur patrie par les ennemis de l'Eglise.
«J'ai voulu dire ces choses à Votre Seigneurie, parce qu'on m'a dit que vous vous proposiez encore d'accroître ces délices, de faire de nouvelles fontaines et d'autres dépenses, et je vous prie de vouloir bien aussi mettre ces réflexions sous les yeux du cardinal Farnèse, en lui rappelant que quelques-uns de ces malheureux étrangers lui furent spécialement recommandés. S'il se souvient de notre entretien tout intime, sur la route de Civita-Vecchia, il prendra enfin la résolution de diminuer les frais énormes de Caprarola et, parmi les nombreux palais qu'il possède, il en choisira un pour abriter ces fugitifs étrangers (T). »
En terminant cette lettre, Charles rappelle au