‹ Histoire de Saint Charles Borromée, Cardinal, Archevêque de MilanChapitre 105 sur 169 · Id · texte numérisé non relu

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Oopaçc à Eomc. 257

coadjuteur avec l'ordre de ne jamais mettre le pied hors du diocèse. Les circonstances, dans lesquelles se trouvent la ville et la province, réclament d'une manière urgente sa présence : le patriarche est absent depuis un long temps, l'audace des hérétiques va toujours croissant et nul ne peut les réprimer. Il y aurait aussi grande nécessité de réunir le concile provincial, la métropole est très étendue, elle a vingt suffragants. Si la controverse du Pallium est un obstacle pour réunir le concile, ne pourrait-on envoyer un légat, revêtu de l'autorité apostolique qui présiderait le concile à la place du patriarche (*) ? »

L'évêque de Padoue accompagnait le cardinal dans sa visite à Venise ; à son retour, il le retint deux jours dans sa ville épiscopale et il le pria d'adresser la parole à son peuple le dimanche de la quinquagésime. Le lendemain, le cardinal se disposait à partir pour Vicence, lorsque les principaux habitants de la ville vinrent le supplier de prolonger son séjour au milieu d'eux. Il objecta le grand nombre d'affaires qui l'appelaient à Milan, où il voulait être avant le 20 février, ce qui lui serait impossible s'il cédait à leurs désirs, car il avait encore à s'arrêter à Brescia. En réalité, le saint voulait se soustraire à tous ces hommages et commencer déjà les pénitences du Carême. Tout à coup, il aperçoit dans l'assemblée quelques pères théatins, il se souvient qu'ils ont l'habitude de commencer leur jeûne le lundi de la Quinquagésime, comme il pratiquait lui-même à Milan, et se tournant de leur côté, il dit : « Je ne puis me délivrer de prières si pressantes, demain avant de partir pour Vicence, j'irai dîner avec vous. »

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