V. Documenti etc., Tom. II, p
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et autres divertissements profanes, les jours de fête. Votre Révérence n'admettrait pas cette opinion, du moins je le pense, si elle voyait, sur les lieux mêmes, comment se passent les choses. Il est, en effet, bien différent de voir soi-même les faits ou de les juger sur des on dit, surtout quand ce sont des personnes du monde qui font des rapports sur ce qui leur semble être matière à pécher ou appartenir à la discipline ecclésiastique.... Si Votre Révérence elle-même voyait les choses, son sentiment, je n'en doute pas, ne serait pas différent de celui des évêques de cette province : non seulement ils ont fait les décrets des conciles provinciaux pour interdire ces fêtes, mais tous ensemble ils ont affirmé que, dans nos pays, ces divertissements sont une occasion et une source de scandales infinis, de haines, d'inimitiés, d'homicides, comme, du reste, les gouverneurs de ces provinces l'ont eux-mêmes confessé dans plusieurs de leurs édits. De là, vous pouvez conclure de quelle manière je pousse ces peuples à des œuvres de perfection. Mais quand cela serait ? si je pouvais introduire cette perfection chez mon peuple, est-ce que je pourrais cesser de l'essayer, sans un très grave péché? En effet, si Dieu m'a fait la grâce de me donner un peuple bon, facile, disposé au bien plus que beaucoup d'autres, je suis tenu à seconder ses bons sentiments de tout mon pouvoir; je dois m'efforcer d'user avec un terrain si favorable de la culture la meilleure et la plus fructueuse qu'il soit possible, fallût-il même pour cela prendre en main les instruments les plus redoutables, pour faire disparaître les empêchements qui se présentent et écarter les causes de désordre.
« Que Votre Révérence sache donc qu'il ne s'agit