Lettre du 30 août : Id
Le rite amfcrosïen.
— J'ai donné cet ordre, je le renouvellerai ; mais s'ils ne veulent pas le faire, ce n'est pas un motif pour que le cardinal ne leur rende pas justice. J'ai laissé à l'archevêque le soin de tout arranger et le choix du moyen, de façon à ce que tout paraisse venir de lui-même, de sa volonté. Qu'il agisse en conséquence et de la manière qui lui paraîtra la meilleure; mais que cette affaire finisse, je ne veux plus en entendre parler (r). »
Speciano nous donne le motif de cette décision sévère du pape. « On vous regarde ici, dit-il au saint, comme étant hostile à tout ce qui se fait à Rome. » Cette persuasion allait si loin, que le pape avait même prononcé cette parole : « Cette action du cardinal a été regardée, même par les hommes de bien, comme peu conforme à toutes celles qu'il a faites jusqu'ici, à la grande consolation des bons. Il fera bien, même dans les choses indifférentes, de chercher à se conformer à la sainte Eglise romaine (2). »
Le saint, toujours semblable à lui-même, n'hésita pas à obéir. Il savait bien qu'on abuserait à Monza de sa condescendance, il prévoyait les autres difficultés qu'elle pourrait susciter ailleurs ; mais, dévoué avant tout à l'autorité du pontife romain, il répondit à ses détracteurs par une obéissance prompte et absolue. Il était à Turin, quand lui parvint la lettre de son agent, il ne voulut même pas attendre son retour à Milan : le 16 octobre, il écrivait à l'archiprêtre de Monza la lettre suivante :
« Sa Sainteté, Notre Seigneur, voyant l'extrême désir montré par le peuple de Monza de suivre le rite
i. Lettre du premier octobre.