‹ Histoire de Saint Charles Borromée, Cardinal, Archevêque de MilanChapitre 148 sur 169 · Chapitre ttente^cinquième · texte numérisé non relu

Chapitre ttente^cinquième

moins qu'inutile. Il en a été de même, quand il s'est agi de la publication du concile de Trente (*). »

Le 8 octobre, le nonce écrit de nouveau au cardinal de Corne: « Les états particuliers de Paris se tiennent en ce moment ; mais il y a de grandes difficultés pour agir, car ils veulent expressément demander la publication du concile de Trente, avec la réserve néanmoins de tout ce qu'ils prétendent être contraire à leurs bénits privilèges de l'Eglise gallicane. Toutefois, on n'abandonne pas cette affaire, mais l'on n'en souffle mot, parce qu'autrement on se perdrait irrémissiblement (2). »

Les nonces ne pouvaient rien sur la cour, encore moins peut-être sur les évêques. Ces derniers faisaient le vide autour de l'envoyé du saint siège. « J'ai plusieurs brefs adressés à des évêques et à des archevêques, écrivait le nonce Castelli, et je ne sais comment les leur remettre, parce qu'aucun de ces prélats, qui sont à la cour, ne s'est fait voir, ni à l'occasion du départ de l'autre nonce, ni à l'arrivée du nouveau (3)... Votre Seigneurie Illustrissime peut conclure de tout cela en quelle estime ces évêques de cour tiennent les nonces de Notre Seigneur. Quel fruit peut-on espérer de la part de ces prélats, s'ils ne viennent jamais trouver le nonce; ils ont pourtant grand besoin qu'on les aide! soit pour eux-mêmes, soit à cause des nombreux abus non seulement qu'ils tolèrent, mais qu'ils entretiennent dans leurs diocèses (4)... Je n'ai jamais vu nulle part,

i. Lettre du 18 août 1576. — Nonciature de France, tom. IX.

Page 1