‹ Histoire de Saint Charles Borromée, Cardinal, Archevêque de MilanChapitre 149 sur 169 · Lettre du Ier juin 1581. — Id · texte numérisé non relu

Lettre du Ier juin 1581. — Id

Archives secrètes du St-Siège :

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S. eïmrleg et la jrtance. 377

ni à la cour de l'empereur, ni à celle d'Espagne, les nonces apostoliques si peu honorés du clergé! L'évêque de Paris sait que je suis ici, il n'est pas venu et il n'a envoyé personne me visiter. Plaise à Dieu que cela vienne de négligence ou de fierté et non d'indifférence ou d'un manque de respect pour celui qui m'envoie. Cela me mécontente, je ne puis le dissimuler; je me vois dans l'impossibilité de faire quoi que ce soit avec ces évêques, auxquels j'avais l'espérance d'être utile, ainsi qu'à leurs peuples (*), mais je n'en suis pas digne (2). »

Le nonce Castelli était évêque de Rimini ; pendant longtemps il avait rempli auprès du saint archevêque de Milan les fonctions de vicaire général. Avant de partir pour cette importante et délicate mission, il avait pris les conseils de son ancien père, de son ami. Il lui écrivit de Paris le désespoir et le chagrin que lui causaient les difficultés de la situation et l'impossibilité dans laquelle il se trouvait de faire quelque bien. Le cardinal Borromée n'était pas homme à se décourager si promptement ; il écrit à Castelli de ne pas s'abattre ainsi : « Le fruit que l'on peut attendre dans cette légation, ne doit point venir de l'habileté humaine, mais d'une miséricorde de Dieu sans limites: le plus souvent Dieu a coutume de réaliser ce qui intéresse surtout sa gloire, d'une toute autre façon que les hommes l'avaient rêvé et par des moyens entièrement différents. C'est pourquoi, bannissez toute crainte ; bien plus, excitez, enflammez votre charité unie à une ferme espérance: Dieu donnera à vos labeurs leur récompense,

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