Cité par OLTROCCHI, p. 19g, note a
C&apttrc tomgt*cMmième.
les conduire dans la terre promise et qui pourtant, à l'exception de Josuë et de Caleb, étaient tous indignes de ces faveurs. En outre, je ne vois pas bien pourquoi mon esprit se gonflerait d'orgueil. Dieu m'a sauvé peut-être parce que j'étais trop peu préparé à la mort, ou parce qu'il a voulu me montrer le châtiment que je méritais... Ma préservation est peut-être due uniquement aux prières des hommes pieux qui m'assistent de leurs travaux... Ainsi lorsque je me sonde moimême, quelle que soit la supposition qui se présente, je ne vois pas qu'il y ait lieu de me faire dresser la crête. » Ces sentiments d'humilité et de reconnaissance se développèrent et s'affermirent encore dans la solitude de la chartreuse de Carignan, à trois milles de Milan, où le saint s'était retiré quelques jours après l'attentat dirigé contre sa vie. Là, il prie et s'occupe à mettre en ordre les ordonnances et décrets de ses conciles provinciaux et plus préoccupé du salut des âmes que de sa propre vie, il songe aux moyens d'atteindre avec plus d'assurance ce but si vivement désiré.
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