‹ Histoire de Saint Charles Borromée, Cardinal, Archevêque de MilanChapitre 23 sur 169 · Lettre du 21 août 1570. — BlB. Amb. Ms. C. S. I · texte numérisé non relu

Lettre du 21 août 1570. — BlB. Amb. Ms. C. S. I

2. Il n'y avait plus guère que deux ou trois religieux dans chaque couvent , avec des revenus considérables ; ce qui explique leur vie luxueuse et mondaine.

52 Chapitre tringt>t»eurième,

la prévôté de Bréra ; mais Pie V se montra peu favorable à cette idée : « Ce projet ne lui plaît pas, écrit Speciano (*). »

Le saint demandait quelque couvent pour les Camaldules; le pape répondit : « Il ne les connaît pas sans doute : s'ils sont moins mauvais que les Humiliés, ils ont néanmoins grand besoin de réformes. »

Le cardinal attendit, il ne fît plus de nouvelles instances. Son agent lui avait dépeint le caractère du pape en ces mots : « Notre Seigneur est de ce caractère : lorsqu'on lui a demandé une chose, s'il la refuse, il ne trouve pas bien qu'on la demande de nouveau. »

Saint Charles n'avait point cherché à triompher et à s'enrichir des dépouilles des Humiliés, il avait travaillé au contraire à conserver cet ordre religieux ; mais il crut, et comme archevêque de Milan et comme protecteur de l'ordre, pouvoir réclamer quelques-uns de leurs couvents dans l'intérêt de son diocèse et pour ménager à d'autres religieux les moyens de faire le bien et de réparer les scandales donnés par les premiers possesseurs. Il obtint plus tard de Grégoire XIII le couvent de Bréra qu'il confia aux Jésuites et qui devint, entre leurs mains, comme nous le dirons, une université célèbre.

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