‹ Histoire de Saint Charles Borromée, Cardinal, Archevêque de MilanChapitre 37 sur 169 · Docum. etc, tom. ni, p · texte numérisé non relu

Docum. etc, tom. ni, p

3. Lettre du 16 octobre 1573.— Archives secrètes du St-Siège.— Id.

Le noutieau ©outierneur De 3©tfan.

ministres sont plus explicites. « Le cardinal, disent-ils, pouvait ne pas tant se presser et, en admettant les torts des représentants du roi, on devait avoir quelques égards pour la personne du monarque, grand défenseur de la religion... » C'était l'ambition de Philippe d'être regardé comme le monarque le plus catholique de l'Europe et le plus ferme soutien de l'Église, et ses conseillers s'empressent de rendre témoignage à cette prétention que les faits n'ont pas toujours justifiée.

Le nonce, à la suite de son entretien avec les ministres, ajoute : (< Votre Seigneurie illustrissime peut s'imaginer combien d'exagérations se sont dites en cette affaire sur la publication de l'excommunication ; on ne les aura pas non plus épargnées à Rome (I). »

Ormanetto, dans l'intérêt de la vérité, prit la défense du cardinal. On représentait l'archevêque comme un homme turbulent, ne désirant que luttes et conflits ; on alla jusqu'à lui faire un crime d'être sorti le jour où il lança l'excommunication contre le gouverneur : on y voulut voir une bravade. Cette dernière accusation parut si grave que le saint crut devoir s'en expliquer en ces termes avec Msr Castellî : « Oui, je suis sorti le matin même de la publication de l'excommunication. Vous le savez, au milieu des difficultés dont mon Église est éprouvée, j'ai la dévotion particulière de visiter quelques-uns des saints les plus illustres dont les corps sont gardés dans cette cité, et de recourir à leur intercession. Je suis allé dire ma messe quelquefois à Saint- Nazaire, quelquefois dans la crypte de Saint-Ambroise, comme je le fis précisément le jour

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