Chapitre tringt^quatuème
même où je devais fulminer la sentence... il me vint à l'esprit que cela pourrait donner occasion de parler, mais je m'y décidai par la raison que des considérations humaines ne devaient pas me faire négliger un devoir, ni une dévotion que saint Ambroise lui-même nous a enseignée, dans ses écrits : au plus fort de ses tribulations et de celles de son Église, à l'époque des persécutions des Ariens, il avait recours tout particulièrement aux saints ensevelis à Milan.
« Dans ces circonstances, je suis sorti toutes les fois avec mon train ordinaire de maison, que vous connaissez, c'est-à-dire, six ou sept chevaux et trois ou quatre serviteurs (x). »
Msr Ormanetto annonce que le roi enverra quelqu'un à Rome pour traiter la question. Le cardinal loin d'en être satisfait, y voit un moyen de traîner les choses en longueur, comme cela arriva au temps de Pie V (2). Il était d'avis de procéder énergiquement et promptement ; cela est nécessaire, disait-il, surtout avec les Espagnols. « Le cardinal de Corne, écrit-il à Msr Castelli (3), connaît très bien, par expérience, et nous surtout, sous le règne de Pie IV, nous avons pu apprécier le mode avantageux de négocier employé habituellement par les ministres espagnols. Il se rappellera les bravades du commandeur, à l'occasion de la controverse sur la préséance entre la France et l'Espagne, et comment il partit de Rome avec l'intention de protester, etc. Il se souviendra encore que le commandeur, voyant le souverain pontife très résolu,
i. Docum. etc. tom. ni, p. 503.