‹ Histoire de Saint Charles Borromée, Cardinal, Archevêque de MilanChapitre 39 sur 169 · Lettre du 23 septembre. Id. p · texte numérisé non relu

Lettre du 23 septembre. Id. p

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fît agir sous main afin que le pape lui fournît une occasion de pouvoir rester à Rome, sans sacrifier son honneur, ce que Sa Sainteté ne voulut pas faire, etc. Le pape étant mort, l'ambassadeur revint et l'on ne parla plus de cette question de préséance, etc. Il est donc d'une grande importance d'apporter une résolution hardie et constante, appuyée sur une justice manifeste, justice qui se trouve dans notre cause, comme dans toutes les autres affaires générales de la juridiction ecclésiastique. »

La temporisation allait bien, au contraire, à l'esprit hésitant de Philippe II. Les avis des membres de son conseil étaient d'ailleurs très partagés. Quelques-uns, opposés à l'envoi d'un négociateur à Rome, prétendaient que mettre cette affaire de la juridiction du roi en question était contraire à la dignité de la couronne, à la prééminence et aux droits de l'État. Beaucoup d'autres, au contraire, animés de sentiments de piété, de zèle, d'attachement au saint siège, désiraient, dans l'intérêt des bonnes relations entre le saint père et le roi, « qu'on mit fin à toutes ces tragédies ». Par-dessus tout, le roi voulait, et il donna des ordres en conséquence, qu'on ne le brouillât pas avec le pape (').

Les lettres du nonce d'Espagne nous présentent le roi Philippe 1 1 comme un esprit irrésolu, parlant en faveur du cardinal ou contre lui, selon l'influence qu'il subissait de la part de ses conseillers (2).

Quoi qu'il en soit, la situation était grave pour le courageux archevêque ; par suite d'un malentendu, elle allait devenir plus douloureuse encore.

1. Lettre d'Ormanetto au card. de Côme. — Archives secrètes du St-Siège : Nonciature d'Espagne, tom. 7.

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