‹ Histoire de Saint Charles Borromée, Cardinal, Archevêque de MilanChapitre 41 sur 169 · I. V. Docum. etc., tom. III, p · texte numérisé non relu

I. V. Docum. etc., tom. III, p

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départ imminent. Pour ce motif, il l'avait autorisé à se faire absoudre par n'importe quel prêtre. Il regrette que le commandeur, ayant reçu le bref à Milan, n'ait pas fait ce que prescrivent les canons : dans ce cas il n'en doute point, l'archevêque lui eût témoigné toute sa charité. Il est difficile de savoir si le gouverneur a agi ainsi à dessein ou simplement par ignorance, les soldats, en effet, ne sont pas tenus à savoir le droit canon. D'un autre côté : « le saint père loue et approuve tout ce que Votre Seigneurie illustrissime a fait avant que l'existence du bref ait été constatée par elle : c'était le devoir et l'obligation de votre charge et l'exécution des saints canons. » Maintenant Sa Sainteté est persuadée que tout est en paix, « que vous aurez pris tout en bonne part, et comme ayant été permis de Dieu dans l'intérêt de la paix et du bien publics. Vous pouvez surtout éprouver une pleine satisfaction intérieure, en songeant que vous n'avez manqué en rien à votre devoir de diligent et d'intrépide pasteur. » Il exhorte ensuite le cardinal à la clémence, à pardonner et à donner à tous sa bénédiction pour mettre fin à ces troubles.

Ce dernier conseil avait été inspiré au cardinal de Corne par une calomnie qui avait trouvé créance au Vatican. On avait accusé l'archevêque d'avoir fait emprisonner plusieurs prêtres ; mais Charles, à deux reprises différentes, écrit à Mgr Castelli qu'il n'en est rien. Il a fait interroger le prévôt et deux chanoines de Saint-Nazaire, il leur a recommandé de ne point célébrer la messe dans la crainte qu'ils n'eussent encouru quelques censures, tant que la question ne serait pas bien examinée. Il n'a point sévi d'une autre manière (*).

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