‹ Histoire de Saint Charles Borromée, Cardinal, Archevêque de MilanChapitre 44 sur 169 · Chapitre tringt^cmqtrième · texte numérisé non relu

Chapitre tringt^cmqtrième

diocèse de Côme, nommé Castellino di Castello, d'une telle innocence de vie, qu'on le surnomma le père de la pureté. Les œuvres de Dieu les plus admirables ont souvent une singulière et bien humble origine. Castello eut pour coadjuteur, nous pourrions presque dire pour inspirateur dans son œuvre, Fançois Villanova qui exerçait la profession de cardeur de laines à la Porta nuova de Milan. Le jour de la fête de saint André, en 1536, cet artisan rencontra sur les routes un certain nombre de garçons inoccupés; il les aborda et, par mille petites attentions, il réussit à les attirer près de l'église des Saints-Jacques et Philippe. Là il leur parla des choses les plus nécessaires à savoir pour un chrétien et il parvint à les intéresser; il les invita à revenir le dimanche suivant : ils n'y manquèrent pas. L'abbé Castellino ayant été instruit de cet essai y reconnut la main de Dieu : ce premier pas lui parut d'un heureux présage et il se mit à l'œuvre.

Il commença son apostolat, l'année même où Calvin venait en Italie pour y répandre ses erreurs. Il débuta par la publication d'un petit catéchisme, destiné à rendre l'enseignement de la religion plus clair et plus précis.

Il y avait à Milan, près de l'église du Saint-Sépulcre, un noyau de prêtres excellents ; ils avaient, comme par miracle, échappé au relâchement général, qui avait envahi le clergé du diocèse ; on les appelait les prêtres de Santa-Corona. Castellino leur demanda un concours devenu nécessaire par le nombre toujours croissant des enfants vagabonds et ignorants; ils s'empressèrent de le donner.

Le petit catéchisme fit promptement son chemin ;

La tioctrinc chrétienne.

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