V. Oltrocchi, p
Sprce ïa peste.
Les Capucins ont eu à supporter le fardeau le plus pesant : trois des hôpitaux de pestiférés furent confiés à leurs soins. Quoique la mort en ait enlevé quelquesuns, aucun d'eux cependant ne m'a quitté et l'activité, toujours prête, des survivants ne permettait pas de regretter les morts. Trois religieux Olivétains sont morts dans ces difficiles ministères. » Il signale enfin les chanoines de Latran, les Mineurs Observants, les Augustins, les Carmes, qui dans la campagne milanaise, imitent l'empressement des prêtres de la ville épiscopale. Il ajoute en terminant : « Pour dire la vérité, il est mort, parmi les prêtres et les religieux qui m'ont aidé, un nombre beaucoup moins grand que parmi ceux qui, dans la pensée de trouver plus de sécurité, s'étaient renfermés dans leurs demeures. C'est pourquoi, plusieurs voyant que ces asiles n'offraient point assez d'assurance de salut, se sont décidés, dans l'espérance d'éviter la maladie, à se livrer à ce pénible ministère, et, pour se sauver, à se jeter dans le péril même de la mort (*). »
La peste avait pénétré dans le séminaire ; il ne mourut que deux clercs. Cette maison était l'espérance de son diocèse et Charles l'entourait d'une vigilance toute paternelle. Il n'avait point voulu licencier les élèves, à l'apparition du fléau, ni interrompre les cours, si ce n'est au plus fort de la maladie ; il visita souvent ceux qui étaient malades, mais il écartait avec soin de leurs chambres ceux qui se portaient bien. Il en transféra ensuite une partie dans le palais qu'il avait élevé pour loger les chanoines du Dôme, une autre partie à Sainte-Marie de l'Étoile ; il fit assainir le
[. Lettre du 13 novembre 1576.' — Oltrocchi, p. 312, note^.