Lettre du 5 mars 1579. — BlB. Amb. : Ms. C. S. I
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L'agent répondit au pape qu'il n'avait nulle connaissance de ces projets. Le cardinal, ajouta-t-il, se plaint au contraire de voir en peu de temps disparaître tout le fruit qu'il a fait en beaucoup d'années pour la bonne observance des fêtes. « Je lui racontai, dit-il au saint, tout ce que Votre Seigneurie m'a écrit à ce sujet, ajoutant que Sa Sainteté pouvait s'imaginer toute la peine que doit ressentir un prélat qui voit, sans autre motif que celui de le blesser, détruire tout le bien qu'il a fait, au prix de beaucoup de fatigues et pendant de nombreuses années, avec l'aide de Dieu, et pour le service de Sa Majesté. J'ai dit que Votre Seigneurie songeait bien à prendre quelque mesure convenable, mais sans faire de lois, ni-d'édits publics (:). »
Le pape comprit très bien la réponse de Mgr Speciano, néanmoins, comme le roi d'Espagne devait lui envoyer quelqu'un afin de traiter toute cette affaire, il fit recommander à l'archevêque de s'abstenir de promulguer de nouvelles ordonnances.
Ces accusations et ces plaintes n'étaient pas de nature à ralentir le zèle du courageux pasteur, ni à l'empêcher d'accomplir son devoir. Il avait prié Mgr Speciano d'avertir l'ambassadeur d'Espagne que leurs prétentions ne changeraient rien à sa manière de faire. «Je ne prends pas mes résolutions, dit-il, d'après les ordres qui viennent d'Espagne, ni d'après les exemples donnés à Venise, où l'on ignore pour ainsi dire l'existence même de la liberté ecclésiastique. Je ferai mon devoir conformément aux règles des sacrés canons et des conciles. Et si quelqu'un ne fait pas cas