I. Lettre du 30 août 1578. — Bib. Amb. : Ms. C. S. III
encore la lutte. 213
des censures, Dieu saura bien les lui faire estimer et connaître en son temps (r). »
« Vous avez bien répondu, écrit-il à Mgr Speciano, en faisant remarquer à Sa Sainteté qu'il est plus nécessaire de rappeler à ceux-ci qu'à moi-même la nécessité de ne rien innover (2). »
En effet, «je parcours soigneusement la série de mes constitutions et je ne trouve nulle part une sanction qui ne soit d'accord avec les anciens canons. Bien plus, je m'aperçois que je suis encore à une longue distance des efforts, que le concile de Trente recommande chaleureusement aux pasteurs de faire pour rétablir l'ancienne discipline. » Il rappelle ensuite la délivrance de la peste, la menace d'une famine imminente ; il déclare que tout cela doit exciter son zèle pour la réforme, afin de diminuer les occasions d'exciter la colère de Dieu par de nouveaux péchés. « Notre intention de rétablir cette discipline, ajoute-t-il, était bien ferme, mais on nous accusait d'être un ennemi du roi. Maintenant on joue au jeu de bague (3), tous les jours de fêtes, comme si nous étions aux temps pacifiques et tranquilles d'Auguste. Et cependant vous n'ignorez point l'état où en sont réduites les choses de ce monde et celles de Flandre (4). Je n'en ferai pas moins mon devoir pour cela; je me console par la pensée que du
1. Lettre du iSnov. 1577. — Bib. des Barn., vol. II, del Governo.