‹ Histoire de Saint Charles Borromée, Cardinal, Archevêque de MilanChapitre 89 sur 169 · V. Oltrocchi, p. 473, note b · texte numérisé non relu

V. Oltrocchi, p. 473, note b

220 Chapitre tringtateutnèmc.

du moyen employé par d'Ayamont pour arracher la signature des décurions. Le gouverneur, après les avoir menacés, avait réussi à vaincre les dernières résistances, en déclarant que le refus de signer serait une preuve d'hostilité envers le roi. Le saint confirma son premier dire, par une autre lettre du 4 juin: « Un certain nombre des décurions, dit-il, n'ont signé que malgré eux, ou poussés par la crainte, ou gagnés par des promesses ('). »

Non content de ce premier acte de déloyauté, d'Ayamont chercha de nouveaux sujets d'accusation : il fit interroger tous les procureurs sur la conduite des vicaires forains du diocèse. « J'apprends maintenant, écrit l'archevêque à Mgr Speciano, que les ministres du roi, c'est-à-dire, Antoine Londonio, président de la magistrature, qui remplit les fonctions de grand chancelier, depuis la mort de l'autre, font prendre des informations sur les actes de mes vicaires forains. Ils engagent les communes à adresser au marquis des mémoires et des plaintes sur leur manière d'agir, ils pressent les populations de solliciter l'intervention du gouverneur, en le priant d'apporter remède à leurs sujets de plainte. Je vous enverrai, peut-être, par le prochain courrier, une information de ce qui s'est passé à Gallera. Malgré tout, une seule commune jusqu'ici a consenti à faire un semblable office. Vous pouvez maintenant juger s'il convient à des magistrats séculiers de prendre ainsi des informations sur le mode de procéder de l'autorité ecclésiastique : je ne sais comment ils peuvent le faire sans encourir les censures (z). »

i.Id.

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