Page 165.) — Cf. Liv. 1, note 68, page
33. (Page 166.) — Cf. Bouix. Lettres de sainte Thérèse, tom. 1, pag. 83. Dans sa vie écrite par elle-même, sainte Thérèse parle plusieurs fois du grand profit qu'elle a retiré de la direction des Pères Jésuites, et de la haute estime et de la vénération qu'elle a pour la Compagnie de Jésus. « Mes alarmes, croissant << de jour en jour, mê déterminèrent à rechercher avec soin des hommes versés « dans les voies spirituelles pour conférer avec eux. L'on m'avait signalé comme « tels, quelques Pères de la Compagnie de Jésus, récemment établis dans cette « ville ; et moi, sans en connaître aucun, je leur étais très affectionnée par cela « seul que je savais leur genre de vie, et leur méthode d'oraison ; mais je « ne me trouvais pas digne de leur parler, ni assez forte pour leur obéir, <L ce qui m'inspirait une plus grande crainte. » Cf. Bouix, Vie de sainte <i Thérèse, chap. xxm. — « A cette même époque, on envoya mon con- <i fesseur (Le P. Jean de Padranos) dans une autre ville. Cet éloignement <i me fut très sensible ; je ne croyais pas pouvoir trouver un autre Directeur « semblable à lui, et je tremblais de retomber dans le triste état où j'étais « auparavant. Mon âme resta dans un désert, sans consolation, et agitée de
« tant de craintes, que je ne savais que devenir. Une de mes parentes « obtint de mes supérieurs, la permission de me mener chez elle. Je n'y « fus pas plus tôt, que je m'empressai d'avoir un autre confesseur de la « Compagnie de Jésus. Le Seigneur, dans sa bonté, fit que je commençai « à me lier d'amitié avec une dame veuve de grande naissance, et très « adonnée à l'oraison, qui communiquait beaucoup avec ces Pères. Elle « m'engagea à prendre pour confesseur celui qui la dirigeait. (Le P. Baltha- « zar Alvarez). Je passai plusieurs jours dans la maison de cette dame ; je « me trouvais tout près de celle des Pères, et j'étais au comble de la joie « de pouvoir communiquer facilement avec eux. La seule connaissance de la « sainteté de leur vie faisait sur moi une impression si heureuse, que mon âme, « je le sentais, en retirait un grand profit spirituel. » Cf. Ibid. chap. xxiv. — « J'ai également connu par vision quelques-unes des grâces extraordinaires « que Notre-Seigneur faisait au recteur de la Compagnie de Jésus dont j'ai « souvent parlé (le P. Gaspar de Salazar). Notre Seigneur m'a révélé de grandes « choses sur les religieux de l'Ordre auquel appartient ce Père, je veux dire la « Compagnie de Jésus, et sur l'Ordre lui-même tout entier. Plusieurs fois je les « ai vus dans le ciel, tenant en leurs mains des bannières blanches. Je le répète, « j'ai vu, touchant ces religieux, d'autres choses extrêmement admirables. Aussi, « j'ai une grande vénération pour cet Ordre, parce qu'ayant eu beaucoup de « rapports avec ses membres, je reconnais que leur vie est conforme à ce que' « Notre-Seigneur m'a dit d'eux. » Cf. Ibid., chap. xxxvm.
34. (Page 167.) — « Felices Jesuitre quod ab iis vituperentur, qui nihilun- « quam nisi grande aliquod bonum vituperare consueverunt. » Rescius in Spong. Cf. Christ. Gomez, Elogia Soc.Jes. P. 11, classe x, n° 15, pag. 393.
35. (Page 167.) — « Je vous ai aimés et chéris depuis que je vous ai con- « nus, sachant bien que ceux qui vont à vous, soit pour leur instruction, soit « pour leur conscience, en reçoivent de grands profits. Aussi, ai-je toujours dit « que ceux qui aiment et craignent vraiment Dieu ne peuvent que bien faire, « et qu'ils sont toujours les plus fidèles à leurs princes. Gardez seulement vos « règles ; elles sont bonnes... Il faut vivre avec les vivants, et vous devez fuir « toutes les occasions, voire les plus petites, parce qu'on veille sur vous et sur « vos actions ; mais il vaut mieux qu'on vous porte envie que pitié. Si pour les « calomnies on coupait toutes les langues médisantes, il y aurait bien des muets, « et on serait en peine de se faire servir. » Discours de Henri IX aux supérieurs « des Jésuites en 1607. Cf. Christ. Gomez, Elogia Soc. /es., P. Il, class. il, n° 8, pag. 299-305.