‹ Histoire de Saint Ignace de Loyola d'après les documents originauxChapitre 157 sur 168 · Page 169.) — Apolog., vin · texte numérisé non relu

Page 169.) — Apolog., vin

39. (Page 170.) — Atheus sis, an Judseus, hereticus, an schismaticus, ater an albus, jesumastix procacissime, ignoro : catholicum esse non credo ; christianum vix puto. Cf. Christ. Gomez: Elogia Soc. /es., class. x, n° 15.

40. (Page 171.) — Quod audivimus, quod vidimus oculis nostris, et manus nostrse contrectaverunt, testamur et annuntiamus. I Joan., 1, 1, 3.

41. (Page 171.) — Monita privata Societatis Jesu. — Ces Monita furent publiés à Cracovie, en 1614, sans nom d'auteur, et mis à l'Index, le 16 mars 1621. Pierre Tilicki, évêque de Cracovie, établit, en 16 16, une procédure juridique, contre Jérôme Zahorowski, curé de Gzozdziec et ancien Jésuite, chassé de la Société, vers 1612, qui en était l'auteur présumé. L'ouvrage fut condamné, le 20 août 1616, par AndréLipski, administrateur du diocèse, Sede vacante. Cf. Précis historiques, février 1890. En 1761, les Monita furent réimprimés à Paris. Les Jésuites allaient succomber devant les attaques des ministres qui alors gouvernaient les princes de la maison de Bourbon ; cependant on eut la pudeur de cacher, sous la rubrique de Paderborn, l'édition que personne n'osait avouer. Pour donner une origine à cet ouvrage, l'éditeur annonça que Christian de Brunswick avait saisi les Monita sécréta, dans la bibliothèque des Jésuites de Paderborn ou de Prague : ce n'était qu'un grossier mensonge historique. Tous les évêques polonais du temps protestèrent avec le Saint-Siège contre une pareille imposture, qui n'a trouvé créance que chez les ignorants ou parmi les hommes pour qui l'erreur est un besoin. Dans son Dictionnaire des Anonymes et des Pseudonymes, tom. m, n° 20985, Barbier, qu'on n'accusera pas de partialité en faveur des Jésuites, avoue que c'est un ouvrage apocryphe. Le P. Gretzer prit la peine de réfuter ce pamphlet, qui revient à la publicité, aux époques où, comme à l'occasion des récentes expulsions en France, la Compagnie est plus vivement persécutée par ses ennemis, c'est-à-dire par les ennemis de l'Église. Cf. Gretzer, tom. xi, pag. 939.

42. (Page 173.) — « Ne putetis vos melioris esse conditionis, quam legis « utriusque Sanctos Dei legatos, similiter vobis continget. Multi enim non reci- « pient vos, nec doctrinam vestram, sed persequentur vos, et interficient, obse- « quium se praestare Deo arbitrantes. Perturbatissimum enim sseculum hoc est, « quo Dominus vocavit istam beatam Societatem. Ecclesiam Dei diris modis « vexari et ubique fere oppugnari videmus. Oppugnant Christi sponsam, non « tantum a fide alieni, barbari, et qui in novis insulis christianum nomen hosti- <{ liter insectantur, sed etiam illi, qui communi nobiscum christianorum nomine « gloriantur. » Cf. Hist. Soc, P. II, lib. 11, n° 39.

43. (Page 173.) — « Si de trente mille, quelques-uns venaient à faillir, ce ne « serait pas merveille. C'est un miracle qu'il ne s'en trouve davantage, veu qu'il « s'est treuvé un Judas parmy les douzes apôtres. Pour moy, je vous chériray « tousjours comme la prunelle de mes yeulx. Priés pour moy. » Discours de Henri IV aux supérieurs des Jésuites, en 1607.

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