Page 258.) — Cf. Cartas de san Ignacio, t. xxm
20. (Page 260.) — Cf. Patrign., tom. iv, 27 décembre, pag. 180.
21. (Page 260.) — La Sœur Angèle Panigarola mourut à Milan, dans le monastère de Sainte-Marthe de la règle de Saint-Augustin, en 1525. « Elle ap- « pelait de tous ses vœux le temps où la discipline ecclésiastique serait réformée. « A cette œuvre devaient concourir des prêtres qui s'emploieraient, par leurs « prédications surtout, à la conversion de tous les peuples comme de nouveaux « apôtres et porteraient le nom de Société de Jésus. » Cf. Elogia Societatis Jesu... S. Christophoro Gomez, class. vu, n° 85, pag. 235.
22. (Page 260.) — Nous avons cité (pag. 247) plusieurs passages des écrits de sainte Thérèse qui témoignent abondamment de son estime pour la Compagnie de Jésus. Nous rapporterons ici deux visions consignées dans sa vie. « Me trouvant à l'église d'un collège de la Compagnie de Jésus, je vis deux fois « un dais riche sur la tête des religieux de ce collège,quand ils recevaient la com- « munion ; je cessais de le voir, lorsque les autres personnes communiaient. » Cf. Bouix, Vie de sainte Thérèse, chap. xxxix. — « J'étais profondément recueillie « dans l'oraison, y goûtant beaucoup de douceur et un calme très pur, lorsque je « me trouvai tout à coup environnée d'anges et fort proche de Dieu. Je me mis « à prier de toute mon âme pour les besoins de l'Église ; sa divine Majesté me « fit voir alors les grands services que devait rendre un certain Ordre dans les « derniers temps, et le mâle courage avec lequel les religieux de cet Ordre de- « vaient défendre la foi. » Ibid., chap. xl. Dans sa vie de sainte Thérèse, le P. Ribera, confesseur de la Sainte, atteste qu'il s'agissait là de la Compagnie de Jésus. Cf. Ribera, lib. iv, c. 5. Au reste l'autographe de sainte Thérèse et les copies qu'on en avait faites portent le nom même de la Compagnie. Cf. Christ. Gomez, Elogia Societatis Jesu, class. vu, n° 89, pag. 242.
23. (Page 261.) — Durant un ravissement, elle dit encore ces paroles: « Notre « Pélican (Nom dont elle se servait, dans les extases, pour désigner la Mère « Prieure) peut se réjouir de vivre en un temps, si vivement désiré pour voir se « répandre dans notre Ordre les prémices de l'esprit de saint Ignace. » La princesse Marie, fiancée à Henri IV, roi de France, vint la voir pour se recommander à ses prières et lui demander en particulier d'obtenir de Dieu pour elle un héritier du trône. Volontiers j'adresserai à Dieu cette prière, lui répondit
Marie-Madeleine, mais à trois conditions, à savoir : que vous obtiendrez du roi le retour en France des Pères de la Compagnie de Jésus, que vous vous efforcerez d'extirper l'hérésie du royaume de France, et que vous témoignerez aux pauvres une charitable affection. Cf. Acta Sanctorum, Jul., tom. vu, pag. 861, n° 438; Christ. Gomez, Elogia Societ., p. i, class. vu, n° 90, pag. 244.
24. (Page 261.) — Dans ses commentaires sur l'Écriture sainte, l'abbé Joachim, de l'Ordre de Saint-Benoît, qui vivait en 1200, parle longuement d'une société de clercs, d'hommes apostoliques signalés par leur science, leurs vertus, leur zèle qui apparaîtront, sur la fin de la seconde et au commencement de la troisième époque de la vie de l'Église et dans son sixième et dernier âge. Le portrait qu'il trace de cet Ordre nouveau, particulièrement signalé par Jésus (Quem designabit Jésus ), spécialement soumis à l'autorité du Souverain-Pontife (Ad obedientiam summi Pontifias dirigetur), voué à la conversion des peuples infidèles ( Mittetur per obedientia?n ex arca Ecclesiœ, et summi Pontifias JVoe), qui remplira gratuitement les ministères évangéliques, qui sera maudit et persécuté ( Prœdicabunt sine stipendio aipiditatis ; tamen maledicentur), entretiendra des collèges ( Accubabunt in çuietis collegiis), etc., a paru désigner, par des ressemblances frappantes, la Compagnie de Jésus. L'époque même de l'apparition de cet Ordre nouveau est clairement marquée par le commentateur bénédictin. Cette Société surgira,quand se fonderont en Espagne des Ordres religieux laïques ( De saint Jean de Dieu et d'Antoine Martin), pour soigner les pauvres dans les hôpitaux, et quand la France sera ravagée par les hérésies. Cf. Christ. Gomez, Elogia SocielatisJesu,\x 1, class. vu, n° 1, pag. 149.
25. (Page 262.) — « Trois choses, dit le Saint, doivent être l'objet de nos « particulières et constantes méditations. i° Jésus-Christ crucifié et incarné ; « 20 l'état des apôtres et des anciens frères de notre Ordre, dans le désir de « les imiter ; 30 l'état d'hommes évangéliques à venir; et ceci est à méditer « nuit et jour. C'est-à-dire l'état d'hommes très pauvres, très simples, doux, « humbles et modestes, unis par les liens d'une ardente charité, ne pensant qu'à « Jésus-Christ et à Jésus-Christ crucifié, ne parlant que de lui, ne goûtant « que lui ; sans souci des choses de ce monde, s'oubliant eux-mêmes, ils con- « templent l'éternelle gloire de Dieu et des bienheureux, et, embrasés du désir « de la posséder, ils s'écrient avec saint Paul : Cupio dissolvi et esse cum Christo. « Ils courent vers les innombrables et précieux trésors des richesses célestes, « vers les ruisseaux où coule un miel d'une incomparable douceur et d'une sua- « vite pénétrante.Dans votre imagination vous devez vous les figurer inondés de « grâces, débordants de joie et chantant, dans les tressaillements du bonheur \ « le cantique des anges, et ces pensées vous inspireront un saint et impatient « désir de leur venue. » Dans l'éloge qu'il fait de saint Ignace et de la Compagnie de Jésus, un écrivain non moins grave que docte, M. Gravina, applique cette prophétie à la Société de Jésus. Cf. Simon Rodriguès, De orig. et prog. Soc. comment, pag. 74 ; Orland. Hist. Soc, P. P. 1, lib. il, n° 56; Acta Sanctorum, Jul., tom. vu, pag. 486, n° 34g ; Christ. Gomez,
Elogia Soc.Jes., p. 1, class. vu, n° 52, pag. 204.