‹ Histoire de Saint-Just, député à la convention nationaleChapitre 155 sur 351 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

nous le croyons encore à bon compte. Il sacrifie sa vie pour nous; vous le reconnaîtrez à ses lunettes; il est bègue et il vous dira 19, 27, 1, 32, 7 , 28, 22, 54, 68 (1). Vous savez ce que je veux dire. Ne leur dites pas le domicile du trésorier; ne nous lions à personne.

» Que tous vos agents se tiennent prêts au signal. On me charge de vous demander ce que c'est que cette armée révolutionnaire dont on parle tant; tonnez aux Jacobins contre le poids qu'elle pourrait avoir, ce mot seul pourrait intimider nos gens.

» Adieu, mon cher ami, je suis pour la vie.

» Signé le marquis de Saint-Hilaire. »

Et en post-scriptum :

« Réponse prompte, à quel prix que ce soit; vous reconnaissez mes pieds de mouche, mais je suis pressé. On me recommande de vous demander des renseignements sur celui qui commandait ces gueux-Và à Brumpt ; donnez-nous-en des plus clairs.

» Enveloppez, comme de coutume, vos dépêches dans des chiffons.

» Pour copie conforme à L'original resté entre nos mains,

» Signé : J.-B. Milhaud et Guyardin,

représentants du peuple. »

Ces lignes dépeignaient exactement la situation de la ville a cette époque. On ne peut donc aucunement s'étonner que Saint-Just et le Bas n'aient pas songé à révoquer

(1) Edelmann étail bègue et portait lunettes, c'est ce qui fit penser que ce signalement s'appliquait a lui.

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