‹ Histoire de Saint-Just, député à la convention nationaleChapitre 193 sur 351 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

politique, la réaction ne pardonne jamais, c'est le désintéressement, c'est la bonne foi, c'est la loyauté. Saint- Just et ses amis auraient été moins attaqués, s'ils eussent été moins honnêtes.

Rappelés par leurs collègues, Saint-Just et le Bas quittèrent l'armée du Nord à laquelle ils dirent, non pas adieu, mais au revoir. Le Bas écrivait d'Amiens à son père, le 24 pluviôse : « Nous avons été forcés, mon cher père, de précipiter notre départ, et nous avons été privés du plaisir de vous faire nos adieux. On vous aura témoigné nos regrets. Recevez-en de nouveau l'assurance. Elisabeth surtout n'a pu renoncer sans peine aux douceurs de votre société. Nous arriverons demain à Paris. On se porte bien ici. Nous vous donnerons de nos nouvelles à notre arrivée. Nous vous embrassons tendrement. »

Le 25, ils étaient à Paris, où Saint-Just allait recevoir de la Convention nationale le plus éclatant témoignage d'estime et de considération qui pût alors être accordé à un représentant du peuple.

Page 1