‹ Histoire de Saint-Just, député à la convention nationaleChapitre 201 sur 351 · II · texte numérisé non relu

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forme du gouvernement? Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau. La Révolution nous conduit à reconnaître ce principe, que celui qui s'est montré l'ennemi de son pays n'y peut être propriétaire. Serait-ce doncpour ménager desjouissances à ses tyrans que le peuple verse son sang sur les frontières, et que toutes les familles portent le deuil de leurs enfants? Vous reconnaîtrez ce principe, que celui-là seul a des droits dans notre patrie, qui a coopéré à l'affranchir. Abolissez la mendicité qui déshonore un État libre. Les propriétés des patriotes sont sacrées ; mais les biens des conspirateurs sont là pour tous les malheureux. Les malheureux sont les puissances de la terre ; ils ont le droit de parler en maîtres aux gouvernements qui les négligent. Ces principes sont éversifs des gouvernements corrompus; ils détruiraient le vôtre si vous le laissiez corrompre. Immolez donc l'injustice et le crime si vous ne voulez pas qu'ils vous immolent. »

Il insiste alors sur la nécessité de réprimer tous les abus, et surtout ceux commis par les fonctionnaires qui bravent leurs devoirs et que la justice épargne trop souvent.

« Que rien de mal ne soit pardonné ni impuni dans le gouvernement, dit-il en terminant; la justice est plus redoutable pour les ennemis de la République que la terreur seule.Que de traîtres ont échappé à la terreur qui parle et n'échapperaient pas à la justice qui pèse les crimes dans sa main ! La justice condamne les ennemis du peuple et les partisans de la tyrannie parmi nous à un esclavage éternel; la terreur leur en laisse espérer la tin... La justice condamne les fonctionnaires à la probité;

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