‹ Histoire de Saint-Just, député à la convention nationaleChapitre 258 sur 351 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

Souham d'en faire autant du côté de Courtrai. C'est une représaille envers les Autrichiens, qui ont, dit-on, assassiné les magistrats du peuple à Landrecies. » Salut et fraternité.

» Pichegru. ))

Pour remédier aux désordres et réprimer la licence dont les camps étaient le théâtre, les représentants prirent des mesures sévères, sans doute, mais qui furent le salut de l'armée et de la France. Avant leur arrivée, les soldats quittaient leurs postes pour venir à Réunionsur-Oise et s'y livrer à la débauche; l'arrêté suivant mit fin à cet abus :

« Les représentants près l'armée du Nord , voulant fortifier la discipline qui fait vaincre, interdisent jusqu'à nouvel ordre, sous peine de mort, à tout militaire qui n'est point de la garnison et de l'état-major, l'entrée des quartiers généraux après la publication du présent arrêté.

» Il ne sera donné chaque jour que deux permissions par corps pour porter les demandes au quartier général. Dans aucun cas, les militaires porteurs de permissions ne peuvent coucher dans la ville, et devront en être sortis à cinq heures après midi, à peine d'un mois de prison.

» Nul ne peut quitter son drapeau et son quartier.

» Les tribunaux militaires sont chargés de poursuivre les infractions au présent ordre qui sera publié et imprimé dans l'armée.

» Les tribunaux militaires répondent de l'impunité de tous ceux, quels qu'ils soient, chefs ou soldats, qui aurontviolé la discipline, et seront poursuivis eux-mêmes.»

Page 1