‹ Histoire de Saint-Just, député à la convention nationaleChapitre 288 sur 351 · II · texte numérisé non relu

II

cet intervalle de temps, Saint-Just a faitun séjour presque habituel à l'armée du Nord? »

Puis, pour mieux les confondre, il leur cita ces paroles mêmes de l'homme qui les avait si bien servis en thermidor, de Fouquier-Tinville, qui répondait à Billaud, dans son Mémoire :

« Je n'ai jamais eu connaissance que le bureau de police générale fût un établissement distinct et séparé du Comité de Salut public... D'ailleurs, tous les ordres m'ont été donnés dans le lieu des séances du Comité, de même que tous les arrêtés qui m'ont été transmis étaient intitulés : Extrait des registres du Comité de Salut public, et signés de plus ou moins de membres de ce Comité (1). »

Voici maintenant les explications personnelles fournies par Robespierre, dans la séance du 8 thermidor.

« J'ai été chargé momentanément, en l'absence de mes collègues, de surveiller un bureau de police générale récemment et faiblement organisé au Comité de Salut public. Ma courte gestion s'est bornée à provoquer une trentaine d'arrêtés, soit pour mettre en liberté des patriotes persécutés, soit pour s'assurer de quelques ennemis de la Révolution. Eh bien, croira-t-on que ce seul mot de police générale a suffi pour mettre sur ma tête la responsabilité de toutes les opérations du Comité de Sûreté générale, des erreurs des autorités constituées,

(I) Voyez le rapport de Salailin, imprimé par ordre de la Convention, cbea Rondonnrau, 28 vcnlôse an iu, p. 10 et suiv.

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