critique ensuite le projet du comité
« Dans la Constitution qu'on vous a présentée, ceci soit dit sans offenser le mérite, que je ne sais ni outrager ni flatter, il y a peut-être plus de préceptes que de lois, plus de pouvoir que d'harmonie, plus de mouvement que de démocratie; elle est l'image sacrée de la liberté, elle n'est point la liberté même. »
Il ne veut pas de cette étrange représentation générale, formée des représentations particulières de chacun des départements, ce qui romprait l'unité de la République et en ferait une fédération ; il ne veut pas de ces ministres, confondus dans un conseil dont le pouvoir serait supérieur a celui de l'Assemblée nationale, qui lui semble amoindrie dans le projet du comité.
« Le conseil des ministres, dit-il, est, en quelque sorte, nommé par la République entière; la représentation est formée par départements. N'aurait-il pas été plus naturel que la représentation , gardienne de l'unité de l'État et dépositaire suprême des lois, fût élue par le peuple en corps, et le conseil de toute autre manière, pour sa subordination et la facilité des suffrages ? »
Après avoir, en terminant, blâmé certains articles du projet de Condorcet qui, suivant lui, devaient vicier l'expression de la volonté générale, il fit lecture d'un essai de Constitution, bien peu connu, je crois, dont nous allons esquisser rapidement les parties les plus saillantes.
Au milieu de toutes les causes de dissolution dont nous avons parlé, tandis que les Girondins semblaient vou-