‹ Histoire de Saint LégerChapitre 110 sur 179 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

DE LA TYRANNIE D'ÉBROIN , QUI TOURMENTE DE NOUVEAU SAINT LÉGER ET FAIT LAPIDER SAINT WABEIN, SON FRÈRE.

Saint Léger est abandonué dans un bois , — nourri miraculeusement, — confié à Waimer qui ne peut s'empécher de le vénérer, — Angoisses d'Ebroin dans sa puissance. — Simulacre de procés contre saint Léger et son frére, — Défense dcs deux confesseurs. — Saint Warcin est lapidé. — Saint Léger, trainé dans une piscine , sur des pierres aigucs, promené dans la ville, mutilé à la face et aux lèvres, est abandonné à Waning.

Léodégar, aveugle, captif, violemment entrainé comme un prisonnier de guerre, Était arrivé en Champagne, et malgré les souffrances de ce long trajet, son martyre recommenga.

Ebroin ayant appris ce qui s'était passé, ordonna encore qu'on le jetát au fond d'un bois, qu'on fit courir le bruit qu'il s'était noyé, et qu'on lui élevát un tombeau , pour mieux tromper les peuples , tandis qu'on le laisserait mourir de faim. Il y a ici dans Ébroin une nouvelle réminiscence de Griinoald, avec un mélange de cruauté et de lácheté qui lui est propre.

Léodégar est donc conduit dans une forêt profonde, et là il est délaissé dans les angoisses d'une subite et récente cécité , sans aliments, sans guide, sans qu'on lui donnât même, comme au vieillard Tobie, le dernier compagnon de l'aveugle pour le conduire.

Mais Dieu, quinourrit par un corbeau le prophète Elie, vint en aide à son serviteur ; il eut longtemps à souffrir le plus extrême besoin, et il fut trouvé vivant.

Waimer, ayant des premiers compris qu’il n’est pas donné à l'homme de durer ainsi sans une grâce spéciale du Christ,

le fit revenir en sa maison : ses dures entrailles s'amollirent d'une involontaire pitié; les doux et familiers entretiens du martyr aveugle achevérent en un instant de le subjuguer; lui et sa femme se mirent docilement sous la main du saint pontife; Waimer en vint à déposer à ses pieds la part qui lui était revenue des trésors enlevés à l'église d'Augustodunum. Le Saint put parler et agir en maitre; on lui obéit en tout ce qu'il lui plut de prescrire. 1l fit reporter les trésors de son église par un moine fidéle, l'un des compagnons de son exil, l'abbé Berton, qui les distribua aux serviteurs de la foi, aux pauvres de Dieu.

Léodégar évangélisait donc, tout aveugle qu'il était; prisonnier du Christ , il ne tenait point sa vérité captive, il combattait pour elle dans ses fers, et ce n'est pas l'une des moindres victoires de sa vie que d'avoir triomphé de la violence du duc Waimer. S'il en faut croire quelques mots d'un récit postérieur, cette conversion momentanée eut été assez sérieuse pour déterminer le duc à se faire pénitent public, et à suivre dans un lointain pèlerinage le fondateur de Hautevilliers et - de Monstiérender, saint Berchare. Tous deux seraient allés en Terre-Sainte, et Waimer aurait pleuré ses péchés et demandé pardon du martyre de Léodégar sur le tombeau du Sauveur des hommes. Une seule indication trés-bréve nous en instruit en passant, et nous laisse dans la plus compléte ignorance sur les détails d'un événement aussi extraordipaire '. Ce qui augmente l'obscurité et l'incertitude , c'est

t Hilduin , comte d'Arcis-sur-Aube, vers la fin du dixième siècle, avait commis dans son comté plusieurs excès tyranniques, Asson , abbé de Montieren-Der, alarmé pour son salut, l'exhorta à expier ses forfaits cn se détachant de tous ses biens, et en allant en pèlerinage ä Jérusalem, où il lui offrit de l'accompagner. Le comte céda à ses instances , et Asson lui tint parole, au péril de sa vie, 1l mourut en route, consolé d'avoir imité jusqn'au bout le bienheureus Berchare , son prédécesseur, dont il avait écrit la vie. Un annaliste du onzième siècle, en rapportant ce fait, s'exprime ainsi : « Referens actus B. Bercharii, qui adiens llierosoly mam fertur duxisse sccum Waimerum tormentorum S. Leodegarii reum, » Vita S, Bercharii , lib. u, n9 11, sec. ui Bencd.

que dans d'autres récits nous trouvons Waimer remis en relation avec Ebroin, acceptant, sur ses conseils, une ordination sacrilége, et subissant de la justice divine une solennelle punition.

Cependant Léodégar passa de la maison de Waimer dans un monastère de la Champagne, où il resta pendant deux années ; il édifia les serviteurs de Dieu par un grand exemple d'humilité et de patience.

Pendant cet intervalle, Ébroin ; désormais seul maître et arbitre de tout, gouverna sans contestation les Francs au gré de ses fureurs que modéraient ses seuls intéréts, Il trouva plus expédient de retourner à Théodoric que de conserver la fable de son Clovis III : il fit donc rentrer celui-ci dans son obscurité premiére, et s'en vint reprendre sous Théodoric la mairie du palais. Il profita de cette autorité pour légitimer ses violences et les continuer sous une forme moins irrégulière.

Il publia d'abord un édit qui assurait l'impunité à ses complices et à ses propres excès; il portait que, « si, pendant les troubles , il était survenu à qui que ce füt quelque dommage par perte ou rapine , nul ne füt admis à intenter “un procès en réparation du dommage ‘. »

Son orgueil devint de plus en plus ombrageux , cruel ; il usa de rigueurs implacables envers les plus nobles familles ; il choisit ses victimes parmi les plus éminents des Francs. Tous ceux qu'il attaquait étaient dépouillés de leurs biens , plusieurs mis à mort, la plupart obligés de fuir, les “uns au-midi des Gaules, auprès des ducs d'Aquitaine ou chez les belliqueux Gascons ; les autres dans l’Austrasie, où s'élevait une nouvelle dynastie, la famille des Pepins, qui reprenait son ancienne prépondérance , et montait lentement sur le pavois, pour sauver la France de la tyrannie d'Ébroin , et panir, en les supplantant, les faibles Méro-

vingiens.

* Anonym. Æduens., n° 12.

Ébroin redoutait devoir des ruines de ses adversaires, du sang de ses victimes se lever des vengeurs ; pour les prévenir, il étendit ses vengeances aux enfants et aux proches de tous ceux qu'il avait persécutés. Ainsi redoublait sa tyrannie, et avec elle la haine des peuples ‘.

: Au milieu de l'ivresse de sa domination, il n'était pas sans inquiétude : l'Austrasie se débattait toujours; au milieu de ces luttes perpétuelles grandissait l'ascendant des Pepins, dont le nom était noblement porté par Pepin d'Héristal , le père de Charles-Martel. Le duc Martin, de la méme famille, doublait son influence. Au milieu des populations ardentes du midi se trouvait éparse une foule d'illustres mécontents : la présence de Warein au midi, celle de Léodégar . au nord , ne lui laissaient plus de repos; il fut résolu qu'ils périraient : la peur autant que l'égoisme ambitieux en frrent un bourreau.

Toutefois , il lui fallut user de ménagements et de longs détours : le temps n'était plus où le glaive seul tranchait les arréts de la justice et disposait de la vie des hommes. L'humanité, méme en ces jours de perturbation, reprenait visiblement ses droits; la voix sainte du devoir ne retentissait pas inutilement sur les lévres de tant de prétres, de pontifes et de moines; derrière eux apparaissait déjà tout un peuple chrétien. Le tyran, qui avait pu impunément braver un moine, eut besoin d'un procés simulé pour se délivrer de Warein et de Léodégar.

Il imagina de faire une enquêté sur la mort de Childéric, bien qu'il fût notoire que nul n'avait désiré sa fin plus ardemment que lui-méme dans sa prison de Luxeuil. Par suite de cette enquéte, Ébroin intenta une accusation de meurtre et d'attentat à la vie du roi contre les deux fréres; et prenant

! Cum autem in rediviva coepisset superbia, dolens simul et metuens ne superstites haberet æmulos, quorum parentibus intulerat malum ; jam enim jura potestatis adeptus , duplicavit malitiam cum invidia, 1d,, ibid,

arrogamment le rang d’un Mérovingien, en son propre nom comme en celui du roi, il lança, par l'autorité des princes, une préception royale, qui enjoignait à Warein et à Léodégar de sortir de leur retraite pour se présenter au palais '. La préception fut intimée avec des moyens immédiats de l'exécuter de gré ou de force. Les deux accusés n’hésitèrent pas à venir se purger des accusations d'Ébroin en présence de leurs pairs. Tous deux se rencontrérent donc et s'embrassèrent une dernière fois. Mais il ne fut pas donné à Léodégar de voir son frére au plus beau jour de sa vie.

Cette assemblée eut-elle lieu au jour consacré par d'anciens martyrologes à la mémoire de saint Warein , au 8 des kalendes de septembre * ? Se fit-elle à peu de distance d’Augustodunum, au castel de Vergy, où furent longtemps conservés le souvenir, les ossements et le tombeau de Warein ? On sait seulement que cette assemblée fut nombreuse; des leudes et des évéques s'y rendirent; plusieurs abbés d'Augustodunum y parurent. On y vit entre autres Winobert, abbé de Saint-Martin, et l'illustre Hermenaire , qui gouvernait de nouveau l'église de Léodégar.

Le jour arrivé, et les deux nobles accusés amenés en présence de l'assemblée, Ébroin, leur accusateur et leur juge, brisant brusquement sur toute forme juridique, les accueillit avec moquerie et les accabla d'invectives. ——

Pour eux, conservant la franche dignité du malheur et l'humilité des martyrs, ils lui dirent : « C’est dignement que

! Jusserunt principes, una cum germano suo, Leodegarium ex monasterio ia quo tenebatur absconditus, egredi et in præsentia regis jussus est aceersiri. Anon, Æd., n? 12.

? Un ancien calendrier cité par le P, Chifflet (de annis Dagoberti regis, c. 16) porte au 25 août le martyre de 8. Warein : Lapidatio B. Gayreni est vin kalendas septeinbris. — Domenico Georgi, dans son édition du Martyrologe d'Adon, mentionne cette légende pour S. Warein, tirée d'un trés-ancien Ms. : Apud Verziacum castrum , S. Girini martyris, fratris $. Leodegarii. Cf. Boll., n octob. Comment. prav., n° 2. — Voir aux Analecta les pièces concernant le tombeau de S. Wareiu et son culte à Vergy.

« nous souffrens, parce que nous avons péché contre le « Seigneur. Cependant sa clémence l'emporte, puisqu'il « daigue nous appeler à une telle gloire. Mais toi, misérable, « Ébroin, qui infliges à la race des Francs un si dur cháti- « ment, en voulant ôter la vie aux autres, tu fais retomber la vengeance sur toi. Tu as bien pu tromper beaucoup de « monde, en exiler beaucoup de la terre de leurs pères : tu « seras bien autrement exilé; tu perds à la fois la gloire du « temps et de l'éternité, En voulant l'emporter sur tout ce qui habite la terre de France, tu détruis plus vite la fausse gloire que tu as usurpée !. »

Tel fut tout ce procès intenté avec un si grand appareil : i| n'y eut pas même d'accusateur ; il n'y fut rien allégué centre nos deux saints; il n'y eut qu'un bourreau eur un tribunal, et deux martyrs couronnés en face de l'élite du royaume?. Ébroin ordonna à ses satellites d'arracher Warein des bras de Léodégar, et de les emmener chacun à leur supplice, pour couper court, disait-il, aux propos qu'ils ai- Waient à tenir en présence l'un de l'autre à.

Comme on entrainait violemment son frère, le bienheuveux Léodégar lui disait : « Aie bon courage, frére bien- «a aimé! il faut encore souffrir cela, d'autant mieux que * nos passagéres souffrances n'égalent point la gloire future * qui se inanifestera en nous. Oui, nos péchés sont nom: « breux, mais au-dessus la 1niséricorde du Tout-Puissant

' Haec digne patimur, quia Domino peccavimus; sed major est sua clementia , qui nos dignatus cst vocare ad talem gloriam. Sed tu, miser Ebroine, qui lantam ponam ingeris Francorum genti, potius in te ulcisceris, qui vitam aliis auferre cupis. Multos equidem decepisti et exsules a solo paterno fecisti ; nam magis tu exsul eris (al. exsulabis), qui et'temporalem et futuram gloriam €ito perdes : quoniam, dum superare cupis omnes habitatores in tota Francia, tuam potius aufers, quam indignus accepisti, gloriam. Ursin., n° 10. L'anonyme Éduen répète textuellement ces dernières paroles, n° 12.

? Cette page d'histoire a été travestie par M. Sismonde de Sismondi. M. Rohrbacher a relevé et réfuté les assertions de l'historien génevois. Nous donnerons ce passage dans les notes explicatives à la fin de cet ouvrage,

3 Anonym, Æduens., ibid.

« s'élève immense et toujours prête à couvrir les fantes « de ceux qui la bénissent. Nous souffrons pour un temps, « car nous sommes débiteurs de la mort; mais supportons « patiemment ce supplice , et attendons l'éternelle vie , où « sans fin nous nous réjouirons dans la céleste gloire *. »

Ce fut l'adieu des deux frères ; les satellites les séparèrent ; leurs voix se perdirent dans le tumulte, dans le lointain , et sous les coups redoublés d'une gréle de pierres qui consommaient le martyre de Warein : attaché à un poteau, garrotté, mutilé, digne enfant des martyrs , digne frère de Léodégar, il levait les yeux au ciel et disait : « Bon Jésus, mon Sei- « gneur, qui n'étes point venu appeler les justes, mais les « pécheurs, accueillez l'àme de votre serviteur ; vous qui « daignez me faire semblable aux martyrs et m'ôter, sous . « les coups de ces pierres, cette vie mortelle, à très-clé- « ment, veuillez n’accorder le pardon de mes fautes*. » Il rendit le dernier souffle avec cette priére. Quelques mains pieuses et inconnues recueillirent ses ossements brisés, qui ne tardérent pas à se réunir sur les autels à ceux de son frére.

Le bienheureux Léodégar désirait finir sa vie en méme. temps que son frère, pour entrer avec lui en participation de l'éternité bienheureuse. Ébroin , comme s'il eût compris sa pensée , différa sa mort. Telle fut l'horreur qu'il inspira à ses contemporains dans ces affreuses scénes , qu'ils n'ont pas hésité à lui attribuer la pensée la plus hideuse que

!* Æquo animo ésto , frater carissime, quoniam oportet nos hzc pati; quia non sunt condigna passiones hujus temporis ad futuram gloriam que revelabitur in nobis. Peccata enim nostra multa sunt, sed misericordia Omnipotentis supereminens, magna, quz ad abluenda delicta se laudantium semper est parata. Hsec ad tempus patimur, quia morti debitores sumus, sed illa nos exspectat vita, si patienter ferimus istam poenam , ubi sine fine ]ætabimur in coelesti gloria. Anonym. Æduens., 13. Ursin a littéralement le méme texte , n° 11.

* Domine Jesu bone, qui non venisti vocare justos, sed peccatores, suscipe spiritum servi tui, ut qui dignatus es, similitudine martyrum, lapidibus vitam istam mortalem auferre, jubeas, clementissime, veniam scelerum meorum tribuere. Anonym Æduens., 13, Ursin,, 11.

puisse concevoir un persécuteur. Il aurait entrepris de porter Léodégar au désespoir, à force de tortures lentes, aigués, raffinées ; il aurait voulu , en prolongeant ses souffrances , lui faire encore endurer les tourments éternels. Il épuisera donc lentement son courage ; il épiera le moment où son âme se brisera de douleur, et au premier signe de faiblesse, au premier rálement de désespoir, ille précipitera de ses mains féroces dans les bras terribles du Dieu vivant.

Ébroin ordonne qu'on le jette dans une piscine et qu'on le traîne pieds nus sur le pavé hérissé de pierres aiguës et tranchantes : Léodégar en sort les pieds mutilés et ne pouvant plus se soutenir.

Ébroin ordonne qu'on lui coupe les lèvres et qu'on lui déchire le visage : la voix de sa victime s'éteint et sa face disparait sous une large plaie sanguinolente.

Ebroin ordonne qu'on lui arrache la langue ; il ne laisse pas méme un gémissement à articuler au saint martyr.

Les lèvres déchirées , les pieds ensanglantés , la langue mutilée, toute la face souillée de sang , Léodégar ne pouvait ni voir, ni marcher, ni parler, ni murmurer un seul cri de priére et d'angoisse ; il se tut sous la main de son bourreau, comme l'agneau à la boucherie : mais Dieu qui entend le langage des cœurs sans le secours des paroles, qui ne demande point le bruit des lévres, mais l'humilité du cœur brisé, consola et fortifia son serviteur. Léodégar, délaissé des homines , mettait toute sa confiance en Dieu ; et plus l'impiété des hommes s’efforçait de le précipiter d'en haut, plus la bonté divine l'élevait et le rapprochait du ciel ‘,

: Sed qui absque vocibus cordium est auditor Deus, magis amat cor contritum quam elatione superbum, et suscipit vocem tacentis magis quam elate loqueatium : non postulat sibi auxilium vocis, sed humilitatem cordis. Nam, cum se cognovisset prxsidium omne amisisse humanum, totis viribus sibi petiit adesse divinum. Nam quantum impietas humana revocare cupit ab alto, tan» tum pietas divina sociari eum fecit coelo, Anonym, Æduens., 13,

Il montait en effet à ces hauteurs sereines où planent les martyrs, où le bras de l’homme ne peut les atteindre, où souvent méme une sorte d'extase radieuse amortit les coups de la torture: la chair semble dépouillée, transfigurée, devenue impassible ; l'âme, encore captive dans la mortalité , a levé son front dans les cieux, ét pendant que le corps tombe en lambeaux sous les coups des bourreaux , le martyr, déjà couronné de son auréole, déjà assis au hanquet des justes, sourit, tressaille d'enthousiasme et commence le chant des bienheureux. « Ainsi, martyr nouveau en teinps chrétien, » Léodégar passe par de nouveaux tourments sans plaintes ni murmure : on le dépouille de ses vêtements collés de sang, on le traîne dans les rues fangeuses , on l'expose dans les places publiques, couvert de sang et de boue. « C'est là, disaient les premiers martyrs, le vétement de notre victoire, c'est notre robe de parade, c’est notre char triomphal *. »

Lassé et vaincu, Ébroin appelle un noble personnáge, nommé Waning , qu'il estimait l’un des siens : « Va, lui « dit-il, prends ce Léodégar que tu as vu tout à l'heure

plein d'orgueil , mets-le sous bonne garde; le temps vien: « dra d'en rendre compte et de lui donner ce qu'il a mérité « de ses ennemis. » |

Waning avait trompé l'œil sanguinaire d'Ébroln. Ilaccepte le dépôt et proinit de le conserver fidèlement, Il sauva

le martyr mourant et prolongea encore sa vie de plusieurs années, 7

' Hic est habitus victoriz nostra; hzc palmata vestis; tali curru triumphamus. Tert., 4polog. c. L.

GHAPITRE XXI.

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