INTRODUCTION. XI
Dieu, sont presque toutes enrólées sous la règle de saint Benoit.
Or, le doigt de Dieu est là : le martyrologe est la statistique du ciel; ses chiffres glorieux sont des lois sacrées; il y a quelque valeur dans un siècle dont la part est si belle aux célestes archives : méme pour vous qui ne voyez dans nos saints que des ámes plus viriles, en nos miracles que des signes de plus grande force morale, le septième siècle sera uu âge fort et maguanime entre tous. |
Qu'il en coûte peu à Dieu de créer un grain de sable ou un monde; que les nations soient devant lui comme une goutte d'eau dans un vase, comme un grain de sable dans une balance, comme si elles n'étaient pas, c'est la loi : ces áges lointains qui cachent tant de funérailles la promulpuent trés-haut. Mais pour sanctifier une âme, Dieu méme se donne tout entier. Tout est à vous, âmes prédestinées, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit le présent, soit l'avenir, tout est à vous «t vous qu Christ, et le Christ à Dieu?. Que si donc il plaît à Dieu et au Christ de répandre à pleines mains sur un siècle les splendeurs des saints, qu'importe que l'hiatoire et la gloire humaine en tiennent peu compte? Dieu s'en souvient ; cet âge est privilégié, il brillera à jamais dans les générations éternelles 5. —
! Is., XL, 15.
3 J Cor., in, 22, 923.
à Neus sommes, à vrai dire, uu peu loin de M. Simende de Sigmondi qui prend peur tout sommaire de cette époque et développe complaisamment cete ne grotesque : « Décadence de la religion , qui enseigne d'abord à bien vivre, puis à bien croire, enfin à bien payer. » (Hist. des Frave,, t. H, p. 478.) Bien vivre et bien croire, voilà pour ce temps vague qu'on appelle à Genève Eglise apostolique ; bien payer, voilà le bilan net de tous les bas temps, le compte fait avec tout le moyen âge, et pent-être avec nos temps présents.