‹ Histoire de Saint LégerChapitre 14 sur 179 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

aux fruits, aux noms d’Alaric, Genséric, Radagaise, Hunéric , tous Áriens, au souvenir des martyrs tombés par milliers sous la hache arienne, à la vue des ruines qui couvrent encore le monde, partout où l'arianisme a passé, il est manifeste que les Fléaux de Dieu, en se faisant hérétiques , ne perdirent rien de leur ápreté à détruire.

Cependant l'Eglise, accomplissant son ascension vers les cieux, monte à des hauteursnouvelles. Pour commander de plus haut, son empire se fortifie et s'éléve au centre. L'ère sociale du christianisme commence : l'orient s'affaisse, les póles de la civilisation changent; les flambeaux de la foi se déplacent, la vie chrétienne s'épuise à son berceau. Aussi, dés qu'aux bords de l'horizon se montrent les Arabes , devant eux se dissipent les générations énervées par les sophistes, les hérétiques et les empereurs.

Il semble que cette belle race des Arabes, sortie du pur sang patriarcal , sceur de la nation juive, naturellement religieuse et traditionnelle, doive à ce"caractére antique la persévérance de sa durée et le róle imposant qu'elle a eu à toutes les grandes époques de l'histoire. On dirait que le fils d'Ismaël eut aussi à conservet un dépót magnifique , l'unité de Dieu. Cette docttine longtemps se maintint parmi ses tribus éparses. Le christianisme la trouva en partie subsistante encore, Les Juifs, chassés de Jérusalem , et réfugiés autour de la Caaba, pouvaient se croire encore au milieu des tombeaux de leurs pères. Tous ces éléments fermentaient depuis six siècles, quand Mahomet, comme Luther, comme Arius, comme tous les faux prophétes, changea une réforme en révolution, et s'empara, pour le faire dévoyer, du

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