‹ Histoire de Saint LégerChapitre 16 sur 179 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

recueilli sous l'œil de Dieu, trouve, pour reconnaître son sentier, plus qu'un père et un ami, un saint prêtre qui ouvre la voie et l'avenir, l'espace et le ciel!

Les peuples ont aussi, dans leur adolescence, ce moment solennel qui décide de leur mission. Appelés à réaliser, sous une forme sociale et temporaire, le but de toute existence personnelle, l'union avec Dieu, tous ne répondent pas également à cette invitation. Des profondeurs de sa prescience, Dieu sait à qui son influence profitera ou ne profitera pas; et sans se fermer à aucun, il se tourne plus favorablement vers ceux qui doivent lui répondre. C'est là l'élection des ámes et des races, l'initiation qui s'accomplit pour les unes et les autres par une double voie, ou par un lent circuit, ou par un subit élan vers le centre. La premiére voie est une épreuve périlleuse ou une rude expiation ; la seconde, un signe de magnifique prédestination.

Or, au septiéme siécle, de ce péle-méle de tribus confusément répandues sur l'occident par le flot de l'invasion, quatre agglomérations s'étaient formées sous des conditions diverses : les Lombards, en Italie; les Goths , en Espagne ; les Anglo-Saxons, en Bretagne, et

les Francs dans les Gaules.

À cette époque, tous arrivent au christianisme com-

plet, mais par deux voies : les Lombards et les Goths traversent l'arianisme; les Francs et les Anglo-Saxons passent sans transition, saus faux pas, au giron de l'Eglise.

On sent qu'une main froide a touché les premiers ; leur vie est convulsive et anormale, leur développement hâtif et fébrile, et pourtant ils semblent d'abord prendre le pas sur les deux autres peuples.

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