‹ Histoire de Saint LégerChapitre 30 sur 179 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

Mais l'œuvre bien-aimée de Grégoire-le-Grand , c'est la conversion de ses anges’, les Angles et les Saxons, dont il faillit être le premier apótre. Avant de mourir, il put admirer la renaissance de l'île des Saints , les metveilles semées sous les pas des humbles thaumaturges ses enfants, «l'alleluia et les hymnes romaines répétées dans une langue accoutumée aux chants barbares, l'Océan aplani sous les pas des saints, des flots de peuples indomptés tombant calmés à la voix des prêtres ?. »

C'est aux évéques Gallo-francs qu'il confie cette ceuvre si chère ; c'est par nos missionnaires en partie qu'il l'accomplit ; c'est une princesse mérovingienne et son chapelain qui ouvrent les voies; c'est Brunehaut qui emploie eon activité à cette conquéte ; c'est elle qui recommande ses enfants à saint Pierre ; c'est le palais Austrasien qui sollicite les priviléges et les honneurs accordés aux hospices et au siége d'Autun, et qui présente et accepte une formule où Grégoire-le-Grand proclame un droit suprême, qu'invoquera un jour saint Grégoire VIT 5,

Il y a deux faits considérables et peu remarqués de ce pontificat mémorable, la royauté des papés manifestement reconnue et l'inauguration de leur paternelle dictature.

On a osé soutenir que d'alors seulement datait la suprématie spirituelle de l'évéque de Rome; on serait bien embarrassé de nous dire quand commença sa puissance méme temporelle. À qui voudra supputer le peu que

* Ep., 1X , 60; Lib. moral., xxvit, 21.

* Ep., xxu, 8.

3 Epist., 1£, 108, 109, 110; xui, 6, 8, 9. — Greg. VII, Epist., iv, 9. — Hist. de Grég. V II, par Voigt , trad. de Jager, t. Il , p. 140.

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