XXXVII INTRODUCTION
rir, avec saint Eloi, aux côtés du saint pontife. Des témoins oculaires de ce martyre nouveau et lointain par: coururent nos cités, comine aux jours où les actes et les lettres des saints s'échangeaient entre Smyrne, Ephèse et Lugdunum.
Mais écoutons Baronius : « Au moment où le saint s pontife subissait un jugement si inique à Constantine « ple , des trónes étaient placés au ciel, et l'Ancien des « jours , Dieu , juge puissant et juste, s'assit pour juger « celui qui appela Martin à l'impie tribunal. L'auteyr « de tous ces maux , Paul, évéque de Constantinople , « fut cité au jugement. Epouvanté, et ressentant sur « son lit de mort les angoisses de la femme de Pilate, « il dit à l'empereur, qui lui annonçait ce qui se passait : « Hélas! c'est pour ajouter à ma damnation! et, $6 « tournant vers la muraille, il mourut *. »
Et César, à son tour, fut jugé. La mesure se combla par le meurtre de Théodore, son frère. Diacre , il lui avait présenté le saint calice dans les mystères , et , depuis sa mort , il épouvantait les nuits du nouveau Cajn en apparaissant en habits de diacre, un calice de sang à la main, disant: « Bois, frère! » Errant à travers le monde, le parricide Constant traversa Rome en larron , dépouillant les tombeaux et les temples, et s'en alla finir, à trente-huit ans, au pied du Vésuve, assommé dans un bain par le fils de l'un des juges du saint pontife Martin.
Cependant, tout l'Orient assemblé œcuméniquement à Constantinople sous la coupole du palais impérial, renouvelle son hommage à la primauté de Pierre ; les patriarches persécuteurs sont gnathématisés ; le grand pape Agathon est salué des acclamations qu'Éphése envoyait
! Baron., ad ann. 651, xxiv.