‹ Histoire de Saint LégerChapitre 42 sur 179 · XLVII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVII INTRODUCTION

grandeur l'évéque des anciens jours ; nous trouverons dans les détails familiers de la vie des clercs le secret de leur activité, fécondée par le sacrifice, l'obéissance et la charité. Nous verrons comment chacun d'eux, à cóté de la baute prépondérance de l'évéque, a sa sphére largement limitée; quelle part d'action est réservée à l'archidiacre , à l'archiprétre , au pénitencier, au primicier; comment, de degrés en degrés, la vie coule abondamment dans cette vaste et compacte hiérarchie. Appuyé sur un clergé si uni et si dévoué, l'épiscopat a résolu le probléme d'Archiméde : avec ce point d'appui et le báton pastoral pour levier, il a soulevé le monde, et l'a transporté sous le magnifique horizon du moyen áge. |

LES MÓINES.

Saint Antoine, rencontrant dans le désert le jeune Hilarion, le salua en lui disant : « Sois le bienvenu, toi qui brilles comme l'étoile du matin. » Le disciple répondit au patriarche : « La paix soit avec vous, qui soutenez l'univers comme une colonne !, »

Ce mot exprimait avec une naive grandeur la mission de l'état monastique, telle que la comprenaient , dans leurs solennelles contemplations, les premiers pères du désert.

Le monde en jugeait comme eux : Constantin et ses fils écrivaient humblement à saint Antoine comme à leur père, pour lui recommander les destinées de la

1 Fite Patrum, lib, v, libell, 17, n° 4.

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