Yoy. cbap. xzxvnL
uiyiiized by Googl
grièvement malade. Jamais depuis nous ne vîmes lajQouta^e» ait m\i& vlom^is en Chypre la troisième jstamedi*
XXIX. — Séjour en Chypre ; aml)assacle des Tartares^ JûULvUlfi retenu aux gages du roi.
Quand nous vînmes en Chypre, le roi était déjà «a Giiypre, et nous trouvâmes grande fœsoii des approfisiOBnemeate du roi, c'est à savoir les celliersiduroi, elles deniers et les greniers. Les celliers du rot étaient tela, que ses gens avaient finit, au nnlieu des champs, sur le rivage de hi mer, de graiidstas det(»meauK de vin qu'ils avaient achetés dès deux ans avant q«ae leroi vînt ; et ils les ava i e n t jms les uns sur les autres, de sorte que quand on les voyait par devant, il semblait que ce fussent ëes granges. Les froments et les orges,ils les avaient lois par jnonceaux au milieu des champs; et quand <m k» -voyait il semblait que ce fassent des montagnes.; car la pluie qui avait battu les hleds depuis Ifiogiemps, k» avait fait gemer par^-dessus, s! bien «qu'il n'y paraissait que l'herbe verte. Or il adviatipeiQpubnd on les voulut mener en ^Êgypte, nin «brttit les croates de dessus avec l'herbe verte, et l'on trouva le froment et l'orge aussi û^ais que si on les eût nouvellement battua.
Le roi fût très-volontiers allé en avant, sans s^arréter, jusqu'en ^pte, ainsi que je le lui ai ouï dire , sans ses barons qui lui conseillèrent d'at* tendre ses gens qui n'étaient pas encore tous venus.
£n ce temps que le roi séjournait en Chypre, le grand roi des Tartares lui envoya ses messagers, et lui manda des paroles très -débonnaires. Entre autres choses il lui manda qu'il était prêt à Taider à conquérir la terre sainte, et à délivrer Jérusalem des mains des Sarrasins. Le roi reçut très-débonnaîrementses messagers, et lui renvoya les siens, qui demeurèrent deux ans avant qullsrevinssent à lui. £t par ses messagers le roi envoyaau roi des Tartares une tente faite en guise de chapelle, qui coûta beaucoup, car elle fut toute faite de bonne écarlate fine. Et le roi, pour voir 8*11 pourrait les attirer à notre croyance fit tailler en images, dans ladite chapelle, TAnnonciation de Notre-Dame, et tous les autres points de la foi*. Et il leur envoya ces choses par deux frères préciie.urs qui savaient le sarrasinois, pour leur montrer et enseignef . comment ils devaient croire. Les deux religieux revinrent au roi au moment où ses deux frères retournèrent en France, et trouvèrent le roi qui était parti d'Acre, où ses frères l'avaient laissé, et était venu à Gésarée qu'il fortifiait, et qui n'avait ni