‹ Histoire de saint Louis (volume 2)Chapitre 56 sur 126 · U eu reparle plus loin, chap. lxx2UX et zc · texte numérisé non relu

U eu reparle plus loin, chap. lxx2UX et zc

léesie soir. Leur croyance est telle, que nul ne peut mourir qu'à son jour, et pour cela ils ne veulent pas mettre d'armure; et quand ils maudissent leurs enfants, ils leur disent : < Ainsi sois-tu maudit comme le Franc qui met une armure par crainte de la mort^ » £n bataille, ils ne portent rien que Tépée et la lance. Presque tous sont vêtus de surplis ainsi que les prêtres; leurs têtes sont entortillées de toiles qui leur vont par dessous le menton ; à cause de quoi ce sont de laides gens et hideux à. regarder; car les cheveux de la tête et la barbe sont tout noirs. Os vivent du lait de leurs bêtes, et achètent dans les plaines des riches hommes les pâturages de quoi leurs bêtes vivent.

Leur nombre, nul ne le saurait dire ; car il y en a au royaume d'Égypte, au royaume de Jérusalem, ot en toutes les autres terres des Sarrasins et des mécréants, à qui ils rendent de grands tributs chaque année.

J'ai vu en ce pays, depuis que je revins d'outremer/ quelques déloyaux chrétiens, qui suivaient la loi des Bédouins, et disaient que nul ne pouvait mourir qu'à son jour; et leur croyance est si déloyale qu'il vaut autant dire que Oieu n'a pas pouvoir de nous aider; car ils seraient bien fous ceux qui serviraient Dieu, si nous ne croyions

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