LIV. — Bataille du piesiier i^ndredi de carême
Il mit jnsques k midi k arranger ces choses; et alors il fit battre ses tambours qu^on appelle nor caires , et alors les gens de pied et de cheval nous coururent sus^ Je vous parlerai d'abord du roi de
Sicile (qui alors était comte d'Anjou), parce qu'il
^ était le premier du côté de Babyloue. Us vinrent à lui de la manière que l'on joue aux échecs; car ils lui filent courir sus parleurs gens de pied de telle manière que les gens de pied lui jetaient le feu grégeois ; et les gens de cheval et les gens de pied les pressaient tant qu'ils déconiirent le roi de Sicile^ qui était au milieu de ses chevaliers à pied. Et Ton vint au roi et on lui dit le danger où son Irère était. Quan^ il ouït cela» il jMqua des éperons panni les troupes de son jfrère, l'épée au poing, et se lança entre les Turcs si avant qu'ils lui jetèrent sur la croupière de son cheval du feu grégeois. Par cette pointe que fit le roi, il secourut le roi de Sicile et ses gens; et ils chassèrent les Turcs 40 leur samp.