‹ Histoire de saint Louis (volume 2)Chapitre 60 sur 126 · Le 11 février · texte numérisé non relu

Le 11 février

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Après le corps de bataille du roi dè Sicile, était

le corps des barons d'outremer, dont messire Gui d'Ibelin et messire Baudouin, son frère» étaient chefs. Après leur corps était le corps de monseigneur Gautier de Châtillon, plein de prud'hommes et de bonne chevalerie. Ces deux corps se défendirent si vigoureusement que jamais les Turcs ne les purent ni percer ni repousser.

Après le corps de monseigneur Gautier, était frère Guillaume de Sonnac, maître du Temple, avec ce peu de frères qui lui étaient demeurés de la bataille du mardi. Il avait fait faire des défenses en face de lui avec les engins des Sarrasins, que nous avions pris. Quand les Sarrasins le vinrent assaillir, ils jetèrent le feu grégeois sur le retranchement qu'il avait fait faire, et le feu y prit facilement; car les Templiers y avaient fait mettre de grandes planches de sapin. £t sachez que les Turcs n'attendirent pas que le feu fût tout brûlé, mais qu'ils allèrent courir sus aux Templiers parmi le feu ardent. £t à cette bataille, frère Guillaume, le maître du Temple, perdit un œil, et l'autre il l'avait perdu le jour du mardi gras; et il en mourut ledit seigneur, que Dieu absolve I Et sachez qu'il y avait bien un journal de terre, derrière les Templiers, qui était si chargé des traits que les Sarrasins leur avaient lancés, qu'il n'y paraissait point de terre à cause de la ^ande foison de traits.

DE SAmX LOUIS. lil

Après le corps du Temple, était le corps de monseigneur GuyoD de Mauvoisin, lequel corps, les Turcs ne purent jamais vaincre; ettbutefoisil ad* vint que Iqs Turcs couvrirent monseigneur Guyon de Mauvoisin de feu grégeois, qu'à grand'peine ses gens purent éteindre.

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